18€ le passage aux Urgences : une Honte !

18€ le passage aux Urgences : une Honte !

18€ le passage aux Urgences : une Honte !

​Le « forfait » de 18€ pour chaque passage aux urgences sans hospitalisation entrera en vigueur le 1er Septembre 2021 et sera pris en charge par la mutuelle.

Les soins d’urgence devraient être tous pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale, pour permettre l’accès aux soins à tous et toutes.
3 millions de français et de françaises n’ont pas de mutuelles, et avec la crise économique et sociale que nous traversons ce chiffre ne va faire qu’augmenter.

« Ce (nouveau) forfait est une mesure de simplification, pas d’économie », a plaidé le ministère de la Santé, nous n’en sommes pas du tout convaincus, pour nous : TOUS LES SOINS DOIVENT ÊTRE REMBOURSÉS !!!

Cette mesure s’ajoute à la gestion catastrophique du COVID par le gouvernement, qui démontre une nouvelle fois son incompétence et décide aujourd’hui de faire reposer l’effort financier sur les citoyens en sacrifiant le plus précaires, les femmes seules et les jeunes. Cette décision désastreuse est le résultat du triple échec de la politique sanitaire d’Emmanuel Macron : les masques, le dépistage, la gestion de la crise dans les hôpitaux et les Ehpad. Tout ça n’est dû qu’à des logiques marchandes de la santé et un manque cruel de moyens humains et financiers.

Dans nos villes et nos villages, notamment dans les quartiers populaires, nous sommes face à une véritable désertification médicale, les généralistes sont surchargés et se déplacent difficilement à domicile même pour les personnes âgées et les malades atteints de pathologies lourdes. Les médecins spécialistes et les professionnels manquent dans nos quartiers ce qui prive une population déjà fragilisée du droit à la santé et d’un accès aux soins de proximité.

Nous touchons du doigt un peu plus un système de santé à deux vitesses entre ceux qui ont de l’argent et qui peuvent se faire soigner et les plus précaires qui doivent renoncer aux soins par manque de moyens.

Cette attaque du système de santé, s’ajoute aux difficultés quotidiennes d’accès à nos droits. Une nouvelle fois ce sont encore les habitants des quartiers populaires qui vont être le plus durement touchés par cette mesure : où allons-nous nous faire soigner ?

Honte ! Honte à ce gouvernement ! Honte à Macron !

Nous exigeons :

  • Annulation de la dette et développement de l’hôpital public.
  • Développement dans tout le département d’un véritable service public hospitalier.
  • À Marseille et dans le département : développer un plan de maillage territorial comprenant l’hôpital public, des médecins généralistes, des spécialistes, des centres mutualistes, des centres de santé, afin de garantir à tous et toutes l’accès au soin.
  • Création de centre médicaux pluridisciplinaires pour augmenter l’offre de soin de proximité dans le cadre du service public.
  • Tous les soins remboursés à 100% par l’assurance maladie.

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Avenir de Presstalis : question orale sans débat de Pierre Dharréville

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

Avenir de Presstalis : question orale sans débat de Pierre Dharréville

Lors de la séance de questions orale sans débat, Pierre Dharréville a interrogé le ministre de la culture sur la crise de la presse et ses conséquences sur l’ensemble de la filière.

 
Extraits de son intervention :
 
« La crise de la presse est sévère. Elle affecte l’ensemble des acteurs de la filière et le gouvernement doit agir car le pluralisme et la liberté de la presse sont indispensables à notre démocratie. Il ne peut y avoir de démocratie ni pluralisme véritable sans que les journaux soient disponibles sur l’ensemble du territoire. Or, Presstalis est fragilisée et dépouillée de ses filières assurant la distribution de niveau 2, liquidées purement et simplement le 15 mai, laissant plus de 500 salariés sur le carreau avec des territoires entiers et des kiosquiers sans journaux tandis que d’autres sont achalandés avec des solutions bricolées. La mutualisation qui était un bien précieux est agonisante en raison notamment de différends sur la gestion de flux financiers, de décisions organisant la concurrence et de la tentation du dumping.
Il est temps que l’État s’impose pour contribuer l’intérêt général. C’est une question de santé pour la République !
Il est urgent de refuser le glissement de l’information dans le champs d’un marché sans règles et sans horizon.
Il faut, au contraire, agir pour garder un écosystème mutuel et solidaire indispensable tant économiquement, qu’écologiquement, socialement et démocratiquement parlant.
La proposition d’une société coopérative d’intérêt collectif pour la gestion du niveau 2 est sur la table.
Que comptez-vous faire face à cette proposition ou plutôt avec cette proposition ?
Que comptez-vous faire également en terme de solution d’urgence car il y depuis plusieurs semaines des territoires qui sont dépourvus de ce service indispensable ?
Il est temps que l’État s’impose pour contribuer l’intérêt général. C’est une question de santé pour la République !
Il est urgent de refuser le glissement de l’information dans le champs d’un marché sans règles et sans horizon.
Il faut, au contraire, agir pour garder un écosystème mutuel et solidaire indispensable tant économiquement, qu’écologiquement, socialement et démocratiquement parlant.
La proposition d’une société coopérative d’intérêt collectif pour la gestion du niveau 2 est sur la table.
Que comptez-vous faire face à cette proposition ou plutôt avec cette proposition ?
Que comptez-vous faire également en terme de solution d’urgence car il y depuis plusieurs semaines des territoires qui sont dépourvus de ce service indispensable ?
Et que prévoyez-vous pour soutenir plus généralement l’ensemble de la filière, des éditeurs aux marchands de journaux ?« 
 
Le lien vers l’intégralité de la question et la réponse du ministre : 1ère séance : Questions orales sans débat
 

Soutien aux salariés de la SAD. Agir pour la distribution de la presse dans notre département

Soutien aux salariés de la SAD. Agir pour la distribution de la presse dans notre département

Le tribunal de commerce de Paris a décidé vendredi 15 mai de liquider les filiales régionales de Presstalis, la société coopérative de distribution de la presse. Cette décision brutale et incompréhensible menace directement près de 150 emplois à Marseille et met en danger toute la filière de la presse depuis l’existence des journaux et magazines jusqu’à celle des kiosques en passant par l’impression. Les communistes des Bouches-du-Rhône apportent leur soutien aux salariés qui occupent leur dépôt et portent un projet alternatif. Depuis la fin de la semaine dernière la distribution de la presse est interrompue. C’est une situation d’une gravité inédite qui doit amener les pouvoir publics à soutenir dans les plus brefs délais le projet des salariés, seule alternative au chaos actuel. C’est une exigence sociale, pour tous les salariés de la filière. C’est une exigence économique, alors que la crise sanitaire a poussé nombre d’entreprises dans le précipice.

C’est une exigence démocratique, pour permettre à tous d’accéder à la pluralité des informations.

Face à l’épidémie de Covid-19

Face à l’épidémie de Covid-19

Face à l’épidémie de Covid-19

Face à l’épidémie de Covid-19, à Marseille et dans le département des Bouches-du-Rhône, des mesures d’urgence s’imposent ainsi :

  • L’approvisionnement des lieux de soins en masques, médicaments, tests en répondant à la pénurie.
  • L’accueil des malades, leur isolement, leur accompagnement, leur suivi.
  • Le suivi des citoyen·ne·s présentant des facteurs de risque en utilisant les données de la sécurité sociale, la coopération des réseaux de médecine ambulatoire, ville et hôpital afin de les protéger.

La généralisation à toute la population des tests de dépistage du Covid-19 au fur et à mesure de leur mise à disposition doit respecter l’actualisation des connaissances et les priorités pour mieux soigner et quand les conditions seront réunies, préparer le déconfinement (population suspecte d’infection, population professionnellement exposée, population exposée et présentant une fragilité ou des risques accrus).

Pour les gens dépistés positifs : mise à disposition de moyens d’isolement et de soins des citoyen·ne·s atteint·e·s qui doivent bénéficier de l’aide de services médicaux et sociaux adaptés à leur situation avec une prise en charge sécu à 100%.

Lancement du Grand inventaire des biens communs

Lancement du Grand inventaire des biens communs

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

Biens communs : faisons l’inventaire !
Pierre Dharréville lance un appel

Mûrie depuis de nombreux mois, cette initiative propose aux habitantes et aux habitants de la circonscription d’écrire en commun « le grand inventaire des biens communs ». Dans cette période de questionnements, j’ai pensé que c’était le moment de la lancer. Il s’agit d’une initiative au long cours qui sera animée par un jury citoyen composé de personnes d’horizons divers rencontrés au fil du temps sur le terrain. Pour participer, on peut se rendre sur le site Internet pierredharreville.fr et formuler des propositions. Vous trouverez ici l’appel qui indique le sens de cette initiative et en donne le coup d’envoi.

Qu’avons-nous en commun ? D’être humains. D’habiter la Terre. Et tant de choses que porte la Terre et tant de choses portées par les humains. Qu’avons-nous en commun ? D’être à égalité sociétaires du genre humain, liés et reliés et c’est bien là le sel de nos vies. Et d’être investis de responsabilités mutuelles et de disposer ensemble de biens communs.
Mais nous sommes à l’ère de la privatisation du monde, de la marchandisation de tout, de l’accaparement insensé des avoirs et des pouvoirs par quelques uns. Cette course en avant défait nos liens, casse nos outils, abîme l’humain et la planète. 
A chaque crise, nous redécouvrons les vertus essentielles de ce qui a été dégradé depuis la précédente. Celle du coronavirus n’échappe pas à la règle : qu’est-il arrivé à notre hôpital public ? Et à tant d’autres choses. Pouvons-nous toujours plus nous en remettre à la loi du marché, à la loi du plus fort ? 
C’est une longue histoire que celle des “communs”, celle du partage et de la coopération. Le premier de ces biens communs à venir à l’esprit, c’est peut-être la planète. Et par les temps qui courent, évidemment la santé. De ma fenêtre, j’y inscris l’air que l’on respire, puis j’ajoute notre étang de Berre. Depuis le square en bas de la cité jusqu’à l’eau si précieuse, il y en a une myriade à protéger, à promouvoir, à conquérir. Disons ce à quoi nous tenons. Je vous propose ensemble d’en faire le grand inventaire vu d’ici !