Accueil des élèves en situation de handicap : question de Pierre Dharréville

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

Accueil des élèves en situation de handicap : question de Pierre Dharréville

Lors de la séance des questions orales sans débat du 24/11/20, Pierre Dharréville a interrogé le gouvernement sur les conditions d’accueil des élèves en situation de handicap. Voici le texte de sa question :

Madame la ministre, 

Voici quelques semaines, dans ma circonscription, des parents, des accompagnantes d’élèves en situation de handicap des enseignantes et des enseignants, des élus ont commencé à manifester leur colère devant la situation des enfants. Une pétition a recueilli des milliers de signatures.

C’est pourquoi, j’ai demandé voici plus d’un mois la réunion du comité national de suivi afin qu’il examine la situation au plus vite et puisse y remédier. Je n’ai pour l’heure pas obtenu de réponse.

En effet, nous manquons de places pour les accueillir dans les Unités Localisées d’Inclusion Scolaire existantes et nous manquons d’AESH, avec des horaires qui ne correspondent pas aux prescriptions de la MDPH. Dans la ville d’Istres le maire m’indique une augmentation régulière de 15% par an du nombre d’enfants à accompagner et le passage des préconisations de 21h pour 3 enfants à 21 pour 4 enfants cette année. Dans certaines villes, j’ai pu constater parfois des ratios de fait de 1 pour 5. Comme les IME du territoire, les dispositifs ULIS sont donc saturés, d’autant plus que le remplacement des accompagnants absents ne semble pas être organisé. A Martigues, les enfants sont envoyés dans des communes voisines qui le deviennent parfois aussi et l’un d’entre eux est maintenu en niveau inférieur. Et pourtant, les villes ont des dispositifs de complément autant que possible, mais cette situation n’est pas normale.

Une circulaire académique datée du 26 juin 2020 édicte cette règle : « Dans le calcul de l’adéquation des ressources AESH et des besoins d’accompagnement, il sera tenu compte d’un temps maximum de 5 heures hebdomadaires d’AESH mutualisé pour un élève. » A quoi servent alors les notifications individualisées de la MDPH ? Ce n’est pas pour rien que chaque situation fait l’objet d’un examen spécifique. A quoi correspond ce chiffre de 5 heures ? La montée en puissance des PIL sert finalement à contourner les notifications et le droit individuel à l’accompagnement en mutualisant la pénurie.

Ainsi, je vois des parents qui doivent parfois garder leurs enfants au domicile, des enfants qui sont privés d’école ou la vivent mal, des enseignants qui doivent faire la classe dans des conditions difficiles et des accompagnantes qui disent n’être pas placés en condition de faire leur travail. Et au bout du compte, le spectre de la déscolarisation. 

L’école, ils la veulent, et la République doit offrir l’école à toutes et à tous de façon ajustée. Ils en ont besoin pour se construire, pour grandir, pour apprendre. 

Je voudrais vous dire, madame la ministre, la révolte, parfois le désarroi, souvent la colère des parents qui ne se sentent pas respectés, qui voient parfois leurs enfants régresser faute de cet accompagnement, qui ne comprennent pas pourquoi ce décalage entre l’affichage et le réel. Je voudrais savoir ce que vous entendez faire pour qu’au minimum les notifications MDPH soient pleinement respectées dans le primaire comme dans le secondaire. Cette circulaire doit être revue. Pour que l’école ne devienne pas une souffrance et que les enfants soient placés dans les meilleures conditions,ils y ont droit.

Fret ferroviaire et triage à Miramas

Jérémy Bacchi

Sénateur des Bouches-du-Rhône | Secrétaire départemental PCF 13

Fret ferroviaire et triage à Miramas

Le courrier envoyé par Jérémy Bacchi, Sénateur des Bouches-du-Rhône et secrétaire départemental PCF 13, le 19/11/20 au préfet à propos du fret ferroviaire et du triage à Miramas :

 

Monsieur le Préfet,

 

En mai 2019, au nom de la Fédération PCF des Bouches du Rhône, j’adressais, à votre prédécesseur un courrier concernant la situation du fret ferroviaire et du triage de Miramas.

 

Nous faisions, alors, le constat de l’échec de l’ouverture à la concurrence, du danger de laisser perdurer le monopole routier, enfin nous vous alertions sur la situation du triage à la gravité de Miramas victime de sous-investissement.

 

Dix-huit mois plus tard, les bouleversements que traversent le pays renforcent nos analyses et nos propositions. La crise sanitaire a révélé le rôle central de l’entreprise publique FRET SNCF concernant le transport de marchandises.

 

Dans le même temps, les débats publics concernant le projet de liaison routière Fos-Salon ont permis de remettre sur le devant de la scène le transport ferroviaire de marchandises dans l’ouest étang de Berre.

 

L’augmentation du trafic routier, ses effets sur l’environnement et la santé des populations interrogent dans un endroit déjà touché par de nombreuses pollutions.

 

Je pense que les habitants de ce territoire ont besoin rapidement d’intermodalité et de complémentarité des transports pour améliorer leur condition de vie et cela passe par un report modal de la route vers le fer plus que jamais nécessaire.

Pour cela, l’Etat, les collectivités et les grandes entreprises publiques que sont la SNCF et le GPMM doivent développer les infrastructures ferroviaires avec en priorité la rénovation intégrale du triage à gravité de Miramas.

 

Le 13 novembre dernier je me suis rendu sur le site de Miramas à l’invitation de la CGT Cheminots. J’ai pu rencontrer de nombreux salariés de la SNCF et visiter les différentes installations du triage. J’ai pu constater que le système de tri des wagons à la gravité est un outil industriel à préserver dans son intégralité, qu’il est la condition d’une possible massification, en toute sécurité pour les cheminots et cheminotes qui y travaillent, et qu’il est indispensable au développement du fret ferroviaire local, régional et national.

 

Par ce courrier, je réitère ma demande d’organisation d’une table ronde qui permette à tous les acteurs d’exprimer leurs positions et d’engager une rénovation complète des installations en lien avec le plan de relance ferroviaire.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma considération distinguée.

Mobilisation des élèves infirmiers

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

Mobilisation des élèves infirmiers

Pierre Dharréville a rencontré ce matin les étudiants infirmiers mobilisés contre le décret du 16/11 qui suspend leur formation jusqu’au 13/12.
Ci après le courrier qu’il a adressé à l’ARS pour soutenir leur revendication.

Monsieur le Directeur général de l’ARS,

J’ai rencontré ce matin les élèves infirmières et infirmiers de seconde année de l’Institut de Soins Infirmiers de Martigues. Elles et ils sont mobilisés contre le décret du 16 novembre 2020, qui suspend leur formation. Je partage leur incompréhension et leur colère.

Cette suspension de formation jusqu’au 13 décembre est par ailleurs renouvelable une fois. Cette partie de formation devant être reportée au mois de juillet 2021 voire aout 2021. Or, cette période de l’année constitue pour eux la possibilité de financer et payer ainsi leurs périodes d’études. Pour d’autres qui sont parents, cela signifie le paiement de gardes d’enfants en lieu et place des vacances. Cette décision met en danger une partie de leur cursus théorique et pratique. Pour beaucoup d’entre eux, les allocations de formation sont également suspendues. Leur situation financière va s’avérer catastrophique.

Le lundi, ils et elles sont étudiants et le lendemain ils et elles ne le sont plus. On leur propose de s’inscrire pour des contrats de vacation dans le cadre des mesures de renfort, sans que cela ne semble réellement déboucher. Je crois qu’il serait préférable d’articuler cette possibilité avec leur formation. Ils et elles ont le sentiment de n’être pas respectés alors que leur engagement nous est absolument nécessaire.

Monsieur le directeur général, cette décision, prise sans discussion, est difficilement compréhensible. Je vous demande de bien vouloir revenir sur ce décret et permettre ainsi la poursuite d’études de l’ensemble des étudiants.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le directeur général mes salutations les meilleures.

18€ le passage aux Urgences : une Honte !

18€ le passage aux Urgences : une Honte !

18€ le passage aux Urgences : une Honte !

​Le « forfait » de 18€ pour chaque passage aux urgences sans hospitalisation entrera en vigueur le 1er Septembre 2021 et sera pris en charge par la mutuelle.

Les soins d’urgence devraient être tous pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale, pour permettre l’accès aux soins à tous et toutes.
3 millions de français et de françaises n’ont pas de mutuelles, et avec la crise économique et sociale que nous traversons ce chiffre ne va faire qu’augmenter.

« Ce (nouveau) forfait est une mesure de simplification, pas d’économie », a plaidé le ministère de la Santé, nous n’en sommes pas du tout convaincus, pour nous : TOUS LES SOINS DOIVENT ÊTRE REMBOURSÉS !!!

Cette mesure s’ajoute à la gestion catastrophique du COVID par le gouvernement, qui démontre une nouvelle fois son incompétence et décide aujourd’hui de faire reposer l’effort financier sur les citoyens en sacrifiant le plus précaires, les femmes seules et les jeunes. Cette décision désastreuse est le résultat du triple échec de la politique sanitaire d’Emmanuel Macron : les masques, le dépistage, la gestion de la crise dans les hôpitaux et les Ehpad. Tout ça n’est dû qu’à des logiques marchandes de la santé et un manque cruel de moyens humains et financiers.

Dans nos villes et nos villages, notamment dans les quartiers populaires, nous sommes face à une véritable désertification médicale, les généralistes sont surchargés et se déplacent difficilement à domicile même pour les personnes âgées et les malades atteints de pathologies lourdes. Les médecins spécialistes et les professionnels manquent dans nos quartiers ce qui prive une population déjà fragilisée du droit à la santé et d’un accès aux soins de proximité.

Nous touchons du doigt un peu plus un système de santé à deux vitesses entre ceux qui ont de l’argent et qui peuvent se faire soigner et les plus précaires qui doivent renoncer aux soins par manque de moyens.

Cette attaque du système de santé, s’ajoute aux difficultés quotidiennes d’accès à nos droits. Une nouvelle fois ce sont encore les habitants des quartiers populaires qui vont être le plus durement touchés par cette mesure : où allons-nous nous faire soigner ?

Honte ! Honte à ce gouvernement ! Honte à Macron !

Nous exigeons :

  • Annulation de la dette et développement de l’hôpital public.
  • Développement dans tout le département d’un véritable service public hospitalier.
  • À Marseille et dans le département : développer un plan de maillage territorial comprenant l’hôpital public, des médecins généralistes, des spécialistes, des centres mutualistes, des centres de santé, afin de garantir à tous et toutes l’accès au soin.
  • Création de centre médicaux pluridisciplinaires pour augmenter l’offre de soin de proximité dans le cadre du service public.
  • Tous les soins remboursés à 100% par l’assurance maladie.

La crise sanitaire est aussi une crise éducative !

La crise sanitaire est aussi une crise éducative !

Après six mois sans école : une rentrée non préparée, une école publique délaissée, des inégalités scolaires amplifiées

•  Un protocole sanitaire peu protecteur, flou, variable et souvent inapplicable.
•  Un choix de l’Etat de se défausser sur les collectivités territoriales et les familles.
•  Aucun accompagnement des élèves pour un retour réussi à l’école ; aucun dispositif prévu pour réintégrer les décrocheurs du confinement.
•  Un recrutement insuffisant, pas de moyen supplémentaire pour du travail en petits groupes.
•  Aucun aménagement, dans la durée des programmes et des pratiques.
•  Le maintien d’évaluations nationales standardisées massivement jugées inadaptées et inutiles.

Un projet politique servi par la crise sanitaire

« Des milliards pour les entreprises qui licencient, rien pour l’Éducation »

La non-préparation de cette rentrée pousse les familles qui ont le choix vers l’enseignement privé, tandis que le risque de déscolarisation des élèves les plus éloignés de l’école est réel. Le service public d’éducation nationale risque de devenir un service minimal pour ceux qui n’ont pas d’autre choix : une école réduite aux « fondamentaux » (français, maths) et un enseignement artistique, culturel et sportif externalisé. Une vraie « vente à la découpe de l’école public », souligne le coprésident de la Fédération des Conseils de Parents d’Élèves (FCPE).

C’est la stratégie du choc : le gouvernement prend prétexte de la crise sanitaire pour en finir avec l’ambition d’une école commune à toutes les classes sociales.

Les propositions du PCF : un plan d’urgence pour l’Éducation

Au contraire, la crise sanitaire que nous traversons, la crise économique qui arrive, rendent plus urgent que jamais le renforcement du service public national d’éducation pour donner à tous les futurs citoyens une culture commune ambitieuse, les rendre capables d’affronter ensemble les défis de l’avenir. Notre éducation a besoin d’un plan d’urgence, pour que tous les enfants puissent aller à l’école dans de bonnes conditions sanitaires et pédagogiques.

•  Recrutement massif de personnels enseignants pour réduire les effectifs et assurer un réel retour à la scolarité de tous les élèves
•  Aménagement des programmes pour rattraper ce qui n’a pas été fait pendant ces derniers mois
•  Plan national de rénovation et d’équipement des bâtiments scolaires et plan de soutien aux collectivités
•  Gratuité des masques et reconstruction d’une médecine scolaire de qualité

Retrouvez notre plan d’urgence pour l’éducation sur notre site internet et sur les réseaux sociaux : http://reseau-ecole.pcf.fr/

Le Parti Communiste Français se bat pour placer l’Humain avant les logiques du profit. Cela veut dire entre autres : de meilleures écoles, de meilleurs services publics, plus de justice sociale et de droits pour les travailleurs.

L’école : enfin une priorité de la ville de Marseille !

Le Printemps Marseillais et ses élu-e-s n’ont pas perdu de temps. Dès juillet, des mesures d’urgence pour l’école ont été mises en œuvre cet été avec un budget supplémentaire de 30 millions d’€. La volonté de travailler avec les enseignants, le personnel, les parents a été affirmée avec force par Michelle Rubirola.

Il faudra du temps et de la détermination à nos élu-e-s pour rattraper les retards et répondre aux besoins des 470 écoles et 80 000 élèves du primaire.

Les interventions et les mobilisations des enseignants, des personnels et des parents d’élèves, ont été essentielles pour la défense de nos écoles délaissées pendant des années, Elles demeurent indispensables pour contribuer à redonner à l’école publique toute la place et la qualité qu’elle mérite dans notre ville !