Lancement du Grand inventaire des biens communs

Lancement du Grand inventaire des biens communs

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

Biens communs : faisons l’inventaire !
Pierre Dharréville lance un appel

Mûrie depuis de nombreux mois, cette initiative propose aux habitantes et aux habitants de la circonscription d’écrire en commun « le grand inventaire des biens communs ». Dans cette période de questionnements, j’ai pensé que c’était le moment de la lancer. Il s’agit d’une initiative au long cours qui sera animée par un jury citoyen composé de personnes d’horizons divers rencontrés au fil du temps sur le terrain. Pour participer, on peut se rendre sur le site Internet pierredharreville.fr et formuler des propositions. Vous trouverez ici l’appel qui indique le sens de cette initiative et en donne le coup d’envoi.

Qu’avons-nous en commun ? D’être humains. D’habiter la Terre. Et tant de choses que porte la Terre et tant de choses portées par les humains. Qu’avons-nous en commun ? D’être à égalité sociétaires du genre humain, liés et reliés et c’est bien là le sel de nos vies. Et d’être investis de responsabilités mutuelles et de disposer ensemble de biens communs.
Mais nous sommes à l’ère de la privatisation du monde, de la marchandisation de tout, de l’accaparement insensé des avoirs et des pouvoirs par quelques uns. Cette course en avant défait nos liens, casse nos outils, abîme l’humain et la planète. 
A chaque crise, nous redécouvrons les vertus essentielles de ce qui a été dégradé depuis la précédente. Celle du coronavirus n’échappe pas à la règle : qu’est-il arrivé à notre hôpital public ? Et à tant d’autres choses. Pouvons-nous toujours plus nous en remettre à la loi du marché, à la loi du plus fort ? 
C’est une longue histoire que celle des “communs”, celle du partage et de la coopération. Le premier de ces biens communs à venir à l’esprit, c’est peut-être la planète. Et par les temps qui courent, évidemment la santé. De ma fenêtre, j’y inscris l’air que l’on respire, puis j’ajoute notre étang de Berre. Depuis le square en bas de la cité jusqu’à l’eau si précieuse, il y en a une myriade à protéger, à promouvoir, à conquérir. Disons ce à quoi nous tenons. Je vous propose ensemble d’en faire le grand inventaire vu d’ici !

#COVID19 – Rémunération des agents contractuels : Pierre Dharréville interpelle le ministre

#COVID19 – Rémunération des agents contractuels : Pierre Dharréville interpelle le ministre

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

Monsieur le député interpelle le ministre des comptes publics (Madame la Ministre de la cohésion des territoires te des Relations avec les collectivités territoriales) sur la situation des personnes en Contrat à Durée Déterminée dans les collectivités territoriales. De nombreux agents de la fonction publique territoriale sont en CDD. Ils travaillent dans les écoles durant les pauses méridiennes ou pour les accueils du matin et du soir. Ils oeuvrent également durant les mercredis et vacances scolaires. Ce sont bien souvent des femmes qui assument ces missions, avec de petites rémunérations.
Depuis l’épidémie du COVID-19, les écoles sont fermées, ce qui fait craindre pour elles et pour eux une perte insoutenable de revenus. L’engagement a été pris que les salariés du privé et du public ne perdent pas leurs revenus pendant la crise sanitaire. Or cette affirmation n’est pas vérifiée pour tous les salariés.
En effet, les rémunérations des agents en CDD sont laissées à l’appréciation des communes. Il existe donc des communes qui pourraient ne pas verser de rémunérations soit par choix
soit par manque de moyens. Ces situations vont mettre de nombreuses familles dans de grandes difficultés financières. Il serait profondément injuste que ces agents ne puissent bénéficier de revenus durant cette période de confinement. L’Etat doit prévoir des mesures adaptées.
Monsieur le Ministre je souhaiterais connaître les dispositions que vous avez prises auprès des collectivités pour que l’ensemble des agents titulaires de CDD puissent percevoir leur rémunération.

Arrêt de la production d’ArcelorMittal Fos : Pierre Dharréville interpelle le ministre de l’Économie

Arrêt de la production d’ArcelorMittal Fos : Pierre Dharréville interpelle le ministre de l’Économie

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

Lors du conseil économique et social qui s’est tenu vendredi 20 mars, la direction du site de Fos-sur-Mer d’ArceloMittal a annoncé l’arrêt de la production. Pierre Dharréville a interpellé le ministre de l’Économie et des Finances ainsi que le Président du groupe ArcelorMittal France :

Monsieur le ministre,
La pandémie qui secoue le monde et l’Europe commence à faire sentir ses conséquences sur l’activité économique. Lors de son Comité social et économique du 20 mars 2020, la direction du site ArcelorMittal de Fos-sur-Mer a annoncé l’arrêt de la production sur place, faute de commandes. La situation, en constante évolution, avait déjà amené à des mesures progressives dans l’organisation du travail, ces derniers jours.
Cette décision majeure n’est cependant pas sans déclencher des interrogations.
Nous pensons tout d’abord aux salariés. Celles et ceux qui vont devoir procéder aux opérations, afin que cela se fasse dans le respect des consignes sanitaires, en lien avec les organisations syndicales et nous nous tenons à disposition en cas de besoin particulier. Celles et ceux qui vont être placés en chômage partiel, pour lequel des dispositions d’ordre public spécifiques et significatives sont décidées, espérant que les décisions de l’entreprise leur permettront de  bénéficier de 100% de leurs revenus dans la période. Celles et ceux qui oeuvrent chez des sous-traitants, afin que des discussions soient engagées afin de prendre en considération leur situation. Comment la DIRECCTE est-elle saisie de ces enjeux ?
Ensuite, la mise en sécurité des installations appelle un protocole extrêmement minutieux, dans le respect des préconisations sanitaires du moment, afin que la reprise d’activité puisse se faire dans les meilleures conditions. Nous savons que les équipes locales y travaillent et pensons nécessaire de s’assurer du plein soutien du groupe dans cette démarche. Par ailleurs, j’imagine que la DREAL suit le processus.
Enfin, le travail de prospective et de projection dans l’avenir semble également être interrompu. Le confinement oblige arrêter un certain nombre de tâches non indispensables, mais nous pensons que le redémarrage du site, et les conditions de celui-ci doivent faire l’objet d’une réelle anticipation, qui doit pouvoir se faire sous des formes adaptées à la situation. Nous nous étonnons de ne pas voir apparaître cet enjeu dans la communication du groupe.
Les événements vont affecter un certain nombre de plans, de toute évidence. Pour autant, l’outil industriel de Fos-sur-Mer, est précieux pour faire face aux besoins d’acier. Ce ralentissement économique et cet arrêt ne peuvent-ils pas être mis à profit pour en penser les aménagements et améliorations nécessaires et leur mise en place lorsque les conditions sanitaires en seront créées ?
Le gouvernement envisage-t-il des dispositifs particuliers pour stabiliser la situation de nos industries. La tentation d’en profiter pour réorganiser les filières peut rapidement s’inviter dans la partie, alors que la guerre économique se poursuit, avec la crise comme accélérateur. De toute évidence, de surcroît avec les décalages dans le temps de la crise sanitaire selon les pays, il sera nécessaire d’imposer une régulation, sans doute à l’échelle européenne, pour protéger les capacités de production, les savoir-faire, les emplois, les ressources. Ces événements vont précipiter un certain nombre de changements et ils peuvent être l’occasion de repenser nos besoins, nos modes de production et de consommation. Pour autant, l’industrie lourde est un atout dont notre pays ne pourra pas se passer pour construire sa relance. Dans ce contexte, le recours à des nationalisations ou à des prises de participations, sujet qui n’a jamais cessé d’être à l’ordre du jour dans la sidérurgie, doit pouvoir être mobilisé en fonction de la situation.
Je souhaite, monsieur le ministre attirer l’attention du gouvernement sur ces enjeux cruciaux, à propos desquels lesquels je me tiens, avec les élus locaux, à votre disposition.

Covid 19 : intervention Pierre Dharréville auprès du ministre de la santé

Covid 19 : intervention Pierre Dharréville auprès du ministre de la santé

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

Dans le prolongement de sa question au gouvernement lors de la séance du jeudi 19 mars et en pleine discussion, à l’Assemblée nationale, du projet de loi d’urgence pour faire face à l’épidémie du Covid-19, le député Pierre Dharréville a interpellé, ce weekend, le ministre de la santé Olivier Véran sur 5 enjeux essentiels :

1- Le matériel de protection
Les personnels soignants, à l’hôpital ou à la ville, témoignent massivement du manque dans lequel ils se trouvent ou risquent de se trouver le jour d’après. Comme je vous l’ai dit lors des questions au gouvernement, je crois qu’il faut leur faire confiance pour utiliser ce matériel selon les consignes et de façon adaptée aux nécessités.
Mais compte tenu de la situation, dans de nombreux secteurs, celles et ceux qui travaillent demandent des masques, des gants, des lunettes, du gel hydro-alcoolique… C’est le cas depuis les aides-familiales et les personnels des EHPAD, jusqu’aux agents qui gardent les enfants des soignants, en passant par les employés de banque, les policiers ou les dockers. Cela appelle deux remarques. Tout d’abord, il est indispensable de produire une nouvelle communication forte sur les protocoles d’utilisation, les premiers éléments étant désormais un peu noyés par la masse des informations qui circulent. Ensuite, il convient de donner droit à la revendication de celles et ceux qui sont amenés à continuer leur activité de pouvoir disposer sur les lieux de travail d’une réserve de protections en cas de besoin. Pour cela, il y a clairement besoin de masques supplémentaires. Vous m’avez indiqué que nous disposerions d’une capacité de production de 8 millions par semaine. Avez-vous une évaluation des besoins, y compris en masques FFP2 dont les professions de santé vont avoir de plus en plus besoin ? Un travail a-t-il été engagé pour augmenter ce volume ? De façon générale, quel dispositif a-t-il été mis en place pour répondre aux besoins des entreprises et services publics en la matière,  ?

2- Les tests
De nombreuses personnalités se prononcent, ces derniers jours, à la suite de l’OMS pour pratiquer beaucoup plus largement les tests, ce qui permettrait de rationnaliser et d’ajuster les comportements pour faire face au virus. Lors de ma question d’actualité, je vous avais  déjà interpellé sur un protocole particulier pour les soignants. Quels retours avons-nous sur la propagation du virus parmi les personnels soignants ?
Sur des échantillons particuliers tels que celui-ci, des coups de sonde sont nécessaires.
De façon générale, il faut pouvoir disposer de plus de données sur l’état des choses. Sur la base du travail des chercheurs chinois, des protocoles de test peuvent être répliqués par les nombreux laboratoires de recherche spécialisés en biologie moléculaire dans des conditions de fiabilité établies. Les séquences du virus et ses réactifs sont en accès libre ainsi que la méthodologie. La fabrication des réactifs est envisageable sur notre territoire.

3- Les respirateurs
Vous m’avez répondu que 1132 respirateurs étaient commandés. Eu égard aux besoins, comment allez-vous monter le niveau ? Pouvez-vous m’indiquer quand ils seront disponibles et quel est le dispositif de répartition programmé, pour que les hôpitaux puissent se préparer à les accueillir éventuellement dans de bonnes conditions.

4- Les médicaments
Je souhaiterais connaître la démarche engagée et son délai, quant aux recherches complémentaires sur la chloroquine et les travaux du professeur Raoult, qui montrent des résultats encourageants ou sur l’interferons et les différents protocoles médicaux susceptibles de répondre au virus.
Un certain nombre des  médicaments potentiellement efficaces sont des molécules déjà autorisées dans d’autres indications (hydroxichloroquine, interferons, tocilizumab, antiviraux). Les essais cliniques doivent permettre rapidement de statuer sur leur activité dans la prise en charge de cette maladie. Les laboratoires pharamaceutiques doivent être mis à contribution.
Pour autant, si nous voulons être capables de réagir, il faut dès maintenant agréger et organiser les outils disponibles pour constituer un pôle public du médicament, depuis les pharmacies générales des hôpitaux jusqu’aux laboratoires et salariés d’unités en quête de repreneurs (FAMAR dans le Rhône) ou récemment fermés (FAREVA à Romainville). Cela suppose aussi de pouvoir mobiliser, le cas échéant, la licence d’office pour ce qui n’est pas dans le domaine public (hydroxychloroquine, interferons). Il convient également d’anticiper la pénurie de médicaments essentiels (anticancéreux par exemple) dont la production délocalisée va poser des problèmes d’approvisionnent dans quelques semaines.

5- Les moyens de l’hôpital
Enfin, monsieur le ministre, je continue d’attirer votre attention sur la trésorerie des hôpitaux et de vous demander un PLFSS rectificatif afin qu’ils soient mis dans la meilleure position pour affronter les événements.
Dans certains cas, il est sans doute possible de réouvrir des lits et services récemment fermés. Il va de soi, que les décisions successives ont dépouillé notre système hospitalier de moyens dont il avait déjà trop besoin, et sans entrer dans ce débat, la suspension des plans en cours serait la moindre des choses compte tenu de l’effort sanitaire qui lui est aujourd’hui demandé.

NON à la criminalisation des défenseurs des familles expulsées

NON à la criminalisation des défenseurs des familles expulsées

Jean-Marc Coppola

Conseiller municipal de Marseille

Jean-Marc Coppola

Depuis le lundi 16 septembre, Kevin VACHER, militant du collectif 5 novembre est en garde à vue au commissariat de Noailles. Des poursuites pénales sont envisagées pour des faits non prouvés qui lui sont reprochés lors d’une réunion à l’Office HLM de la ville de Marseille, Marseille Habitat. Trois autres militants étaient entendus, ce jour, par la police pour les mêmes faits.

Suite à plusieurs plaintes de salariés et de la direction de Marseille Habitat, ce qui leur est reproché est surtout d’avoir soutenu des familles sans papier délogées de la rue Curiol, 13001 Marseille, victimes de marchands de sommeil.

Il est clair que la Ville de Marseille cherche à intimider et ainsi détourner le sujet de l’Habitat Indigne vers la criminalisation d’actions collectives.

Ce sont des pratiques minables qui ne feront pas revivre les 8 morts de la rue d’Aubagne, pas plus que Zineb Rédouane, victime des tirs de la police alors qu’elle se trouvait tranquille dans son appartement, pas plus que cela ne résoudra la situation des familles expulsées, délogées ou vivant dans les 40 000 logements indignes de Marseille.

Je demande qu’une véritable enquête de police soit menée pour clarifier les faits et qualifier les responsabilités sur ce qu’il s’est passé réellement à Marseille Habitat.

Je demande que soit respectée la présomption d’innocence pour Kevin VACHER, trop rapidement mis au banc des accusés, et que soit suspendue toute poursuite à son égard.

Je demande que la justice soit aussi rapide pour identifier les responsabilités dans l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne le 5 novembre 2018 pour un procès efficace, un procès qui fasse renoncer aux multiples opportunistes de la misère de perdurer dans l’exploitation de l’habitat indigne.

A quelques semaines du premier anniversaire du drame de la rue d’Aubagne, la criminalisation des actions collectives, actions menées pour que la dignité revienne à Marseille, montre l’esprit revanchard d’une équipe municipale à la dérive qui s’enfonce toujours plus dans l’inhumanité.