Avenir de Presstalis : question orale sans débat de Pierre Dharréville

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

Avenir de Presstalis : question orale sans débat de Pierre Dharréville

Lors de la séance de questions orale sans débat, Pierre Dharréville a interrogé le ministre de la culture sur la crise de la presse et ses conséquences sur l’ensemble de la filière.

 
Extraits de son intervention :
 
« La crise de la presse est sévère. Elle affecte l’ensemble des acteurs de la filière et le gouvernement doit agir car le pluralisme et la liberté de la presse sont indispensables à notre démocratie. Il ne peut y avoir de démocratie ni pluralisme véritable sans que les journaux soient disponibles sur l’ensemble du territoire. Or, Presstalis est fragilisée et dépouillée de ses filières assurant la distribution de niveau 2, liquidées purement et simplement le 15 mai, laissant plus de 500 salariés sur le carreau avec des territoires entiers et des kiosquiers sans journaux tandis que d’autres sont achalandés avec des solutions bricolées. La mutualisation qui était un bien précieux est agonisante en raison notamment de différends sur la gestion de flux financiers, de décisions organisant la concurrence et de la tentation du dumping.
Il est temps que l’État s’impose pour contribuer l’intérêt général. C’est une question de santé pour la République !
Il est urgent de refuser le glissement de l’information dans le champs d’un marché sans règles et sans horizon.
Il faut, au contraire, agir pour garder un écosystème mutuel et solidaire indispensable tant économiquement, qu’écologiquement, socialement et démocratiquement parlant.
La proposition d’une société coopérative d’intérêt collectif pour la gestion du niveau 2 est sur la table.
Que comptez-vous faire face à cette proposition ou plutôt avec cette proposition ?
Que comptez-vous faire également en terme de solution d’urgence car il y depuis plusieurs semaines des territoires qui sont dépourvus de ce service indispensable ?
Il est temps que l’État s’impose pour contribuer l’intérêt général. C’est une question de santé pour la République !
Il est urgent de refuser le glissement de l’information dans le champs d’un marché sans règles et sans horizon.
Il faut, au contraire, agir pour garder un écosystème mutuel et solidaire indispensable tant économiquement, qu’écologiquement, socialement et démocratiquement parlant.
La proposition d’une société coopérative d’intérêt collectif pour la gestion du niveau 2 est sur la table.
Que comptez-vous faire face à cette proposition ou plutôt avec cette proposition ?
Que comptez-vous faire également en terme de solution d’urgence car il y depuis plusieurs semaines des territoires qui sont dépourvus de ce service indispensable ?
Et que prévoyez-vous pour soutenir plus généralement l’ensemble de la filière, des éditeurs aux marchands de journaux ?« 
 
Le lien vers l’intégralité de la question et la réponse du ministre : 1ère séance : Questions orales sans débat
 

Situation de Presstalis : intervention de Pierre Dharréville

Situation de Presstalis : intervention de Pierre Dharréville

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville
Par courrier et question écrite adressés au Ministre de la Culture, Pierre Dharréville est intervenu auprès du gouvernement sur la situation de Presstalis.
 
Question écrite :
 
Monsieur le député appelle l’attention de monsieur le ministre sur la situation de la distribution de la presse. En effet, la situation de cessation des paiements dans laquelle se trouve l’entreprise Presstalis a de quoi nourrir de vives inquiétudes pour l’avenir de la presse écrite. Cette situation résulte d’une volonté de certains propriétaires de presse de ne plus partager ce service mutualisé de distribution permettant de garantir le pluralisme. Elle procède également d’une volonté manifeste de dumping social. Profiter de la situation actuelle pour accélérer la liquidation de Presstalis est profondément choquant. Bien que considérée comme activité essentielle dès le début de la crise sanitaire, c’est toute la profession qui se trouve encore plus en difficulté aujourd’hui. Dans cette situation il y a urgence à garantir la continuité de la distribution, à assurer le maintien des emplois, à soutenir les marchands de journaux, et à débloquer une aide particulière pour les quotidiens nationaux et régionaux. L’Etat ne doit pas laisser détruire cet outil précieux de notre démocratie et agir pour trouver une issue pérenne à cette situation. Il est temps qu’il s’impose dans ce débat pour garantir l’intérêt général. Monsieur le député souhaite connaître les intentions du gouvernement.
 

Lancement du Grand inventaire des biens communs

Lancement du Grand inventaire des biens communs

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

Biens communs : faisons l’inventaire !
Pierre Dharréville lance un appel

Mûrie depuis de nombreux mois, cette initiative propose aux habitantes et aux habitants de la circonscription d’écrire en commun « le grand inventaire des biens communs ». Dans cette période de questionnements, j’ai pensé que c’était le moment de la lancer. Il s’agit d’une initiative au long cours qui sera animée par un jury citoyen composé de personnes d’horizons divers rencontrés au fil du temps sur le terrain. Pour participer, on peut se rendre sur le site Internet pierredharreville.fr et formuler des propositions. Vous trouverez ici l’appel qui indique le sens de cette initiative et en donne le coup d’envoi.

Qu’avons-nous en commun ? D’être humains. D’habiter la Terre. Et tant de choses que porte la Terre et tant de choses portées par les humains. Qu’avons-nous en commun ? D’être à égalité sociétaires du genre humain, liés et reliés et c’est bien là le sel de nos vies. Et d’être investis de responsabilités mutuelles et de disposer ensemble de biens communs.
Mais nous sommes à l’ère de la privatisation du monde, de la marchandisation de tout, de l’accaparement insensé des avoirs et des pouvoirs par quelques uns. Cette course en avant défait nos liens, casse nos outils, abîme l’humain et la planète. 
A chaque crise, nous redécouvrons les vertus essentielles de ce qui a été dégradé depuis la précédente. Celle du coronavirus n’échappe pas à la règle : qu’est-il arrivé à notre hôpital public ? Et à tant d’autres choses. Pouvons-nous toujours plus nous en remettre à la loi du marché, à la loi du plus fort ? 
C’est une longue histoire que celle des “communs”, celle du partage et de la coopération. Le premier de ces biens communs à venir à l’esprit, c’est peut-être la planète. Et par les temps qui courent, évidemment la santé. De ma fenêtre, j’y inscris l’air que l’on respire, puis j’ajoute notre étang de Berre. Depuis le square en bas de la cité jusqu’à l’eau si précieuse, il y en a une myriade à protéger, à promouvoir, à conquérir. Disons ce à quoi nous tenons. Je vous propose ensemble d’en faire le grand inventaire vu d’ici !

#COVID19 – Rémunération des agents contractuels : Pierre Dharréville interpelle le ministre

#COVID19 – Rémunération des agents contractuels : Pierre Dharréville interpelle le ministre

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

Monsieur le député interpelle le ministre des comptes publics (Madame la Ministre de la cohésion des territoires te des Relations avec les collectivités territoriales) sur la situation des personnes en Contrat à Durée Déterminée dans les collectivités territoriales. De nombreux agents de la fonction publique territoriale sont en CDD. Ils travaillent dans les écoles durant les pauses méridiennes ou pour les accueils du matin et du soir. Ils oeuvrent également durant les mercredis et vacances scolaires. Ce sont bien souvent des femmes qui assument ces missions, avec de petites rémunérations.
Depuis l’épidémie du COVID-19, les écoles sont fermées, ce qui fait craindre pour elles et pour eux une perte insoutenable de revenus. L’engagement a été pris que les salariés du privé et du public ne perdent pas leurs revenus pendant la crise sanitaire. Or cette affirmation n’est pas vérifiée pour tous les salariés.
En effet, les rémunérations des agents en CDD sont laissées à l’appréciation des communes. Il existe donc des communes qui pourraient ne pas verser de rémunérations soit par choix
soit par manque de moyens. Ces situations vont mettre de nombreuses familles dans de grandes difficultés financières. Il serait profondément injuste que ces agents ne puissent bénéficier de revenus durant cette période de confinement. L’Etat doit prévoir des mesures adaptées.
Monsieur le Ministre je souhaiterais connaître les dispositions que vous avez prises auprès des collectivités pour que l’ensemble des agents titulaires de CDD puissent percevoir leur rémunération.

Arrêt de la production d’ArcelorMittal Fos : Pierre Dharréville interpelle le ministre de l’Économie

Arrêt de la production d’ArcelorMittal Fos : Pierre Dharréville interpelle le ministre de l’Économie

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

Lors du conseil économique et social qui s’est tenu vendredi 20 mars, la direction du site de Fos-sur-Mer d’ArceloMittal a annoncé l’arrêt de la production. Pierre Dharréville a interpellé le ministre de l’Économie et des Finances ainsi que le Président du groupe ArcelorMittal France :

Monsieur le ministre,
La pandémie qui secoue le monde et l’Europe commence à faire sentir ses conséquences sur l’activité économique. Lors de son Comité social et économique du 20 mars 2020, la direction du site ArcelorMittal de Fos-sur-Mer a annoncé l’arrêt de la production sur place, faute de commandes. La situation, en constante évolution, avait déjà amené à des mesures progressives dans l’organisation du travail, ces derniers jours.
Cette décision majeure n’est cependant pas sans déclencher des interrogations.
Nous pensons tout d’abord aux salariés. Celles et ceux qui vont devoir procéder aux opérations, afin que cela se fasse dans le respect des consignes sanitaires, en lien avec les organisations syndicales et nous nous tenons à disposition en cas de besoin particulier. Celles et ceux qui vont être placés en chômage partiel, pour lequel des dispositions d’ordre public spécifiques et significatives sont décidées, espérant que les décisions de l’entreprise leur permettront de  bénéficier de 100% de leurs revenus dans la période. Celles et ceux qui oeuvrent chez des sous-traitants, afin que des discussions soient engagées afin de prendre en considération leur situation. Comment la DIRECCTE est-elle saisie de ces enjeux ?
Ensuite, la mise en sécurité des installations appelle un protocole extrêmement minutieux, dans le respect des préconisations sanitaires du moment, afin que la reprise d’activité puisse se faire dans les meilleures conditions. Nous savons que les équipes locales y travaillent et pensons nécessaire de s’assurer du plein soutien du groupe dans cette démarche. Par ailleurs, j’imagine que la DREAL suit le processus.
Enfin, le travail de prospective et de projection dans l’avenir semble également être interrompu. Le confinement oblige arrêter un certain nombre de tâches non indispensables, mais nous pensons que le redémarrage du site, et les conditions de celui-ci doivent faire l’objet d’une réelle anticipation, qui doit pouvoir se faire sous des formes adaptées à la situation. Nous nous étonnons de ne pas voir apparaître cet enjeu dans la communication du groupe.
Les événements vont affecter un certain nombre de plans, de toute évidence. Pour autant, l’outil industriel de Fos-sur-Mer, est précieux pour faire face aux besoins d’acier. Ce ralentissement économique et cet arrêt ne peuvent-ils pas être mis à profit pour en penser les aménagements et améliorations nécessaires et leur mise en place lorsque les conditions sanitaires en seront créées ?
Le gouvernement envisage-t-il des dispositifs particuliers pour stabiliser la situation de nos industries. La tentation d’en profiter pour réorganiser les filières peut rapidement s’inviter dans la partie, alors que la guerre économique se poursuit, avec la crise comme accélérateur. De toute évidence, de surcroît avec les décalages dans le temps de la crise sanitaire selon les pays, il sera nécessaire d’imposer une régulation, sans doute à l’échelle européenne, pour protéger les capacités de production, les savoir-faire, les emplois, les ressources. Ces événements vont précipiter un certain nombre de changements et ils peuvent être l’occasion de repenser nos besoins, nos modes de production et de consommation. Pour autant, l’industrie lourde est un atout dont notre pays ne pourra pas se passer pour construire sa relance. Dans ce contexte, le recours à des nationalisations ou à des prises de participations, sujet qui n’a jamais cessé d’être à l’ordre du jour dans la sidérurgie, doit pouvoir être mobilisé en fonction de la situation.
Je souhaite, monsieur le ministre attirer l’attention du gouvernement sur ces enjeux cruciaux, à propos desquels lesquels je me tiens, avec les élus locaux, à votre disposition.