Appel au rassemblement pour Marseille

Appel au rassemblement pour Marseille

Marseille est belle et accueillante. Forte de son histoire, de ses quartiers, de ses habitants. Riche aussi de savoirs, de compétences et d’énergies.

Et pourtant les Marseillais.e.s sont nombreux à souffrir, parce que maltraité.e.s, contraint.e.s à vivre ou à survivre dans une ville en panne après vingt-quatre années de gestion libérale. Marseille est fracturée par les inégalités, abîmée et meurtrie par des logiques privées et affairistes.

Marseille c’est un quart de la population qui survit sous le seuil de pauvreté. 100.000 personnes vivant dans des logements indignes. Des écoles publiques indigentes entre rats et punaises, entre amiante et taux d’encadrement par les ATSEM le plus faible de France. Un chômage des jeunes grimpant jusqu’à 50% dans les quartiers les plus pauvres. 20 ans de retard dans les transports en commun qui demeurent le premier frein à l’emploi. La plupart des équipements publics inaccessible aux personnes à mobilité réduite. La culture comme vitrine avec 8 bibliothèques pour 16 arrondissements….

Marseille, on y meurt aussi, parce que pauvre, parce que le logement n’est pas un droit mais un business lucratif érigé en politique publique, parce que les trafics et la violence ont gangrené la vie des quartiers populaires depuis trop longtemps, parce que les inégalités et le recul de l’action publique ont abîmé le lien social.

Ces constats ne sont pas le fruit d’une quelconque lecture dogmatique de notre ville, ils sont notre ville et nous devons les regarder en face pour que cela cesse.

Mis face à leur bilan, le maire de Marseille et sa majorité s’enferment dans un indécent déni, crient au dénigrement par les médias, humilient l’opposition et continuent à mépriser la population, vantant sans nuance ni regret leurs politiques.

Vieux-Port, Mucem, Parc des Calanques, tourisme et croisiéristes, centres commerciaux, complexes immobiliers de luxe… il est vrai que Marseille a changé, mais pas au bénéfice de tous.tes les Marseillais.e.s.

Il est urgent de vivre dignement à Marseille, et c’est possible !

C’est pourquoi les communistes appellent l’ensemble des forces de gauche et de progrès à se rassembler et à mobiliser largement pour changer l’avenir de Marseille.

Les élections municipales de mars 2020 seront l’une des étapes essentielles de ce changement. L’engagement de toutes celles et ceux qui veulent rendre Marseille à ses habitant.es et construire une ville solidaire, écologique et citoyenne est désormais indispensable.

Nous avons la conviction que les forces de gauche, syndicales, associatives et citoyennes réunies peuvent gagner pour conduire Marseille vers le progrès social et partagé.

Sans hégémonie ni figure tutélaire, rassemblé.e.s et déterminé.e.s, dans le respect de notre diversité, nous avons la responsabilité de nous engager collectivement pour construire un projet qui parte des urgences, des revendications que nous portons inlassablement dans les mobilisations comme dans les institutions et qui remettent l’humain au cœur des enjeux et des décisions municipales.

Nous appelons toutes celles et ceux qui partagent cette ambition à se réunir au début du mois de juin afin de définir ensemble les contours et la méthode d’un projet rassembleur et progressiste pour Marseille.

Les premiers signataires :

Jérémy Bacchi, secrétaire départemental du Parti communiste français des Bouches-du-Rhône
Jean-Marc Coppola, Conseiller municipal à Marseille
Valérie Diamanti, Conseillère municipale de Marseille
Marion Honde, Conseillère d’Arrondissement
Marie-Françoise Palloix,Conseillère d’Arrondissement
Christian Pellicani, Conseiller d’Arrondissement
Marc Poggiale, Conseiller Communautaire Métropole / Adjoint au Maire 15/16

Ainsi que l’ensemble des secrétaires de sections du PCF de Marseille :
Maurice Attia
Frédérique Audibert
Henri Bascunana

Eugène Christo-Foroux

Joël Dutto
Audrey Garino

Mireille Huguet

Jacques Kupélian
Florian Le Pape
Nathalie Tessier

Déclaration de Jérémy Bacchi : Mc Do St Barthélémy

Déclaration de Jérémy Bacchi : Mc Do St Barthélémy

Jérémy Bacchi

Secrétaire départemental PCF 13

Au McDo St Barthélémy, à Marseille, le bras de fer continue. Malgré des revers judiciaires et surtout l’exceptionnelle détermination des salariés, la direction n’a pas abandonné son projet de liquider tout ou partie du restaurant des quartiers Nord et – surtout – de licencier une partie de l’équipe de gestion, en pointe dans la lutte pour pérenniser l’activité à Saint Barthélémy.
Comme très souvent en pareil cas, le patron prétexte des difficultés économiques et financières pour justifier ces licenciements. Dans un document révélé par La Marseillaise, Il évoque le mot magique de « restructuration », ce qui en langage patronal signifie pour l’essentiel coupe drastique dans les effectifs du personnel. Ainsi serait prévu le départ de sept salariés.

Cette course sans limite à la rentabilité au détriment du personnel, des clients et de tout un quartier, déjà paupérisé, est totalement contraire à l’intérêt général. Il est faux et mensonger d’affirmer que le McDo St Barthélémy est voué au déclin. C’est la direction qui consciemment l’organise pour son propre profit. A plusieurs reprises, les salariés et leurs représentants ont formulé des propositions positives pour redynamiser l’activité du restaurant et préserver l’emploi.

S’appuyer sur ces propositions est le choix du bons sens pour sortir enfin de ce trop long conflit imposé par la direction. Avec les communistes des Bouches-du-Rhône j’exige une fois encore que la direction abandonne ces projets destructeurs et entreprenne un dialogue constructif avec les salariés. La fédération PCF13 réaffirme son total soutien aux salariés et est prête à s’associer à toute initiative en faveur du maintien de McDo St Barthélémy et de l’emploi.

Intervention de Marion Honde-Amiar au conseil d’arrondissement 13e et 14e

Intervention de Marion Honde-Amiar au conseil d’arrondissement 13e et 14e

Marion Honde-Amiar

Conseillère d’arrondissement PCF des 13ème et 14ème de Marseille

Madame la Maire, Chers et chères Collègues,

Nous voterons ce rapport. Mais permettez-moi quelques rappels et remarques.

En premier lieu, nous pensons que cette étude arrive un peu tard et c’est l’aveu que peu a été fait jusqu’à aujourd’hui pour la principale compétence obligatoire de la Ville.

Il aura fallu un drame pour que la majorité municipale prenne en compte les conditions d’accueil et de travail des élèves marseillais. Depuis des années, les élus communistes demandent un plan pluriannuel d’investissement pour les écoles publiques.

Ce rapport est plus à mettre sur le compte de la mobilisation citoyenne contre le PPP. Oui nous nous félicitons de la vitalité citoyenne qui marque un tournant dans la gestion municipale de notre ville.  Les marseillais sont plus de 14 000 à avoir signé la pétition pour l’abandon du PPP et pour un grand plan de rénovation. Nous avons modestement contribué à la réussite de cette pétition.

Par contre si ce rapport marque une avancée, nous n’avons aucune indication sur le commencement de cette étude et comment va-t-elle être réalisée ? Il ne faudrait pas que ce soit juste un effet d’annonce. Nous savons ici dans ce secteur les écoles en souffrance qui doivent bénéficier d’investissements importants et dans l’urgence.

Nous resterons vigilants et mobilisés avec l’ensemble de la communauté éducative, des parents d’élèves pour cette étude aboutissent à une véritable rénovation des écoles publiques à Marseille.

Depuis des décennies notre ville a abandonné ses écoles et donc ses enfants. Quelle est la place de l’enfant dans notre ville ? L’état de nos écoles est-il à la hauteur de la 2ème ville de France ?

Il faut que le bien-être des élèves marseillais devienne une priorité pour notre ville. Ils doivent apprendre dans de bonnes conditions dans des écoles propres, rénovés et modernes. Il faut du personnel municipal qualifié et en nombre suffisants. La mairie a trouvé de l’argent pour le PPP, elle doit en trouver pour assurer ses missions premières, assurer à nos enfants des bonnes conditions d’apprentissages ni dans le froid, ni avec les punaises de lits ou les rats, ni avec les toits qui s’effondrent.

Il n’est pas trop tard pour bien faire !

Courrier au Maire de Marseille de Jean-Marc Coppola & Valérie Diamanti

Courrier au Maire de Marseille de Jean-Marc Coppola & Valérie Diamanti

Monsieur le Maire,

Par la présente, nous nous permettons de vous solliciter afin de vous soumettre deux propositions de dénomination de rue et dont l’une est récurrente depuis des années.

Nous réitérons donc notre démarche concernant la dénomination du Chemin des Aygalades (15e) au nom d’Ibrahim ALI et nous souhaitons que la future médiathèque, espace culturel qui doit voit le jour au Plan d’Aou, en 2020, soit inaugurée sous le nom de Salim HATUBOU.

Acter ces dénominations seraient un hommage fort rendu par la Ville à ces deux Marseillais, d’origine comorienne, aujourd’hui disparus.

Le souvenir du jeune Ibrahim ALI, assassiné aux 4 Chemins des Aygalades, le 21 février 1995 par des militants du Front National, ne doit pas s’étioler avec le temps.

Justement, souvenez-vous, Ibrahim revenait d’une répétition au Centre Culturel de Ruisseau Mirabeau avec ses amis du groupe de musique B Vice. Plein de joie, la vie devant lui, porté par l’insouciance de la jeunesse, ce jeune marseillais de 17 ans, d’origine comorienne, a eu le malheur de croiser la route de colleurs d’affiches du Front National.

Ces hommes la tête pleine de l’idéologie de l’extrême droite ou la haine se dispute avec l’imbécillité et le rejet de l’autre, de celui qui est français mais différent par la couleur de sa peau, sa religion, sa double culture, n’ont pas hésité à tirer dans le dos, preuve d’une
lâcheté sans borne.

Aujourd’hui c’est sous le nom du Rassemblement National, que cette idéologie continue de contaminer les consciences dans notre pays. Anti-immigrés, anti-communistes, anti-jeunes, vont de pair avec une opposition farouche au progrès social.
La vie d’Ibrahim Ali est une vie de trop, prise par cette idéologie mortifère, il ne doit plus y en avoir d’autres. Marseille doit se souvenir de ce qui c’est passé cette soirée du 21 février 1995, elle ne peut oublier le prix payé par un jeune français dont la couleur de peau était différente.

Pour ne jamais oublier, c’est au 4 chemins des Aygalades que cette Hommage devrait lui être rendu en dénommant cette espace du nom d’Ibrahim Ali.

En ce qui concerne Salim HATUBOU, né le 20 juin 1972 à Hahaya, en Grande-Comores, il est décédé le 31 mars 2015 à Marseille et c’est en sa qualité d’écrivain et conteur franco-comorien que nous proposons son nom pour la médiathèque du Plan d’Aou.

A la maison, sous l’influence de sa mère, les livres sont omniprésents à une époque où il est pourtant si rare d’en posséder et où la lecture est loin de figurer parmi les préoccupations de chacun.

A des kilomètres de brousse, c’est sa grand-mère maternelle qui est à la tête des veillées contes du village de Milépvani. Par sa verve et son verbe, elle ensorcelle ceux qui l’écoutent, à commencer par Salim, qui demeure à jamais profondément influencé par cette vieille
femme, porteuse d’un incommensurable héritage culturel.

Au regard de tout ce que nous vous avons présenté en termes d’hommage du Souvenir et celui de la reconnaissance Culturel, nous vous demandons, de faire étudier ces deux requêtes par la Commission de dénomination des rues afin qu’un avis favorable soit enfin
accordé à la famille d’Ibrahim ALI ainsi que pour Salim HATUBOU.

Nous vous remercions pour l’attention que vous aurez bien voulu accorder à ces requêtes ainsi que du soutien que vous pourrez leur apporter.

Restant à votre disposition,
Veuillez croire, Monsieur le Maire, en l’expression de notre sincère considération.

Propos sexistes au conseil municipal de Marseille

Propos sexistes au conseil municipal de Marseille

Quand Stéphane Ravier, sénateur du Rassemblement National, et Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille rivalisent de propos sexistes en plein conseil municipal!

Non content d’avoir perturbé l’intervention de Lydia Frentzel , élue EELV, Stéphane Ravier n’a pas hésité à lui lancer « Même hôtel, même heure ! » lorsque cette dernière évoquait leur prochaine confrontation pour la mairie du 13-14 ! Et Jean-Claude Gaudin d’ajouter « En tout cas, ce n’était pas dans mon bureau ». Les élus de l’opposition, dont le communiste Jean-Marc Coppola, ont menacé de quitter le conseil municipal si Stéphane Ravier ne présentait pas immédiatement ses excuses à Lydia Frentzel, ce à quoi Jean-Claude Gaudin s’est, dans un premier temps, opposé…avant de céder à un rappel au règlement de la part des élu-e-s de gauche.

Alors que Denis Baupin intente un procès en diffamation contre les femmes qui l’ont accusé de harcèlement, le sénateur Stephane Ravier a fait la démonstration du machisme qui règne en politique, et Jean-Claude Gaudin celle de l’impunité et de l’indulgence de certains hommes politiques envers ces comportements. Rappelons que l’injure sexiste est passible d’un an d’emprisonnement et de 45000 euros d’amende !

Le PCF13 et son collectif féminisme s’élèvent contre de tels comportements qui font partie et entretiennent les violences patriarcales contre les femmes et sont un obstacle à une véritable égalité des droits entre les femmes et les hommes. Nous exprimons notre soutien à Lydia Frentzel, et à sa décision de porter plainte contre Stéphane Ravier.