La crise sanitaire est aussi une crise éducative !

La crise sanitaire est aussi une crise éducative !

Après six mois sans école : une rentrée non préparée, une école publique délaissée, des inégalités scolaires amplifiées

•  Un protocole sanitaire peu protecteur, flou, variable et souvent inapplicable.
•  Un choix de l’Etat de se défausser sur les collectivités territoriales et les familles.
•  Aucun accompagnement des élèves pour un retour réussi à l’école ; aucun dispositif prévu pour réintégrer les décrocheurs du confinement.
•  Un recrutement insuffisant, pas de moyen supplémentaire pour du travail en petits groupes.
•  Aucun aménagement, dans la durée des programmes et des pratiques.
•  Le maintien d’évaluations nationales standardisées massivement jugées inadaptées et inutiles.

Un projet politique servi par la crise sanitaire

« Des milliards pour les entreprises qui licencient, rien pour l’Éducation »

La non-préparation de cette rentrée pousse les familles qui ont le choix vers l’enseignement privé, tandis que le risque de déscolarisation des élèves les plus éloignés de l’école est réel. Le service public d’éducation nationale risque de devenir un service minimal pour ceux qui n’ont pas d’autre choix : une école réduite aux « fondamentaux » (français, maths) et un enseignement artistique, culturel et sportif externalisé. Une vraie « vente à la découpe de l’école public », souligne le coprésident de la Fédération des Conseils de Parents d’Élèves (FCPE).

C’est la stratégie du choc : le gouvernement prend prétexte de la crise sanitaire pour en finir avec l’ambition d’une école commune à toutes les classes sociales.

Les propositions du PCF : un plan d’urgence pour l’Éducation

Au contraire, la crise sanitaire que nous traversons, la crise économique qui arrive, rendent plus urgent que jamais le renforcement du service public national d’éducation pour donner à tous les futurs citoyens une culture commune ambitieuse, les rendre capables d’affronter ensemble les défis de l’avenir. Notre éducation a besoin d’un plan d’urgence, pour que tous les enfants puissent aller à l’école dans de bonnes conditions sanitaires et pédagogiques.

•  Recrutement massif de personnels enseignants pour réduire les effectifs et assurer un réel retour à la scolarité de tous les élèves
•  Aménagement des programmes pour rattraper ce qui n’a pas été fait pendant ces derniers mois
•  Plan national de rénovation et d’équipement des bâtiments scolaires et plan de soutien aux collectivités
•  Gratuité des masques et reconstruction d’une médecine scolaire de qualité

Retrouvez notre plan d’urgence pour l’éducation sur notre site internet et sur les réseaux sociaux : http://reseau-ecole.pcf.fr/

Le Parti Communiste Français se bat pour placer l’Humain avant les logiques du profit. Cela veut dire entre autres : de meilleures écoles, de meilleurs services publics, plus de justice sociale et de droits pour les travailleurs.

L’école : enfin une priorité de la ville de Marseille !

Le Printemps Marseillais et ses élu-e-s n’ont pas perdu de temps. Dès juillet, des mesures d’urgence pour l’école ont été mises en œuvre cet été avec un budget supplémentaire de 30 millions d’€. La volonté de travailler avec les enseignants, le personnel, les parents a été affirmée avec force par Michelle Rubirola.

Il faudra du temps et de la détermination à nos élu-e-s pour rattraper les retards et répondre aux besoins des 470 écoles et 80 000 élèves du primaire.

Les interventions et les mobilisations des enseignants, des personnels et des parents d’élèves, ont été essentielles pour la défense de nos écoles délaissées pendant des années, Elles demeurent indispensables pour contribuer à redonner à l’école publique toute la place et la qualité qu’elle mérite dans notre ville !

Intervention de Marion Honde-Amiar au conseil d’arrondissement 13e et 14e

Intervention de Marion Honde-Amiar au conseil d’arrondissement 13e et 14e

Marion Honde-Amiar

Conseillère d’arrondissement PCF des 13ème et 14ème de Marseille

Madame la Maire, Chers et chères Collègues,

Nous voterons ce rapport. Mais permettez-moi quelques rappels et remarques.

En premier lieu, nous pensons que cette étude arrive un peu tard et c’est l’aveu que peu a été fait jusqu’à aujourd’hui pour la principale compétence obligatoire de la Ville.

Il aura fallu un drame pour que la majorité municipale prenne en compte les conditions d’accueil et de travail des élèves marseillais. Depuis des années, les élus communistes demandent un plan pluriannuel d’investissement pour les écoles publiques.

Ce rapport est plus à mettre sur le compte de la mobilisation citoyenne contre le PPP. Oui nous nous félicitons de la vitalité citoyenne qui marque un tournant dans la gestion municipale de notre ville.  Les marseillais sont plus de 14 000 à avoir signé la pétition pour l’abandon du PPP et pour un grand plan de rénovation. Nous avons modestement contribué à la réussite de cette pétition.

Par contre si ce rapport marque une avancée, nous n’avons aucune indication sur le commencement de cette étude et comment va-t-elle être réalisée ? Il ne faudrait pas que ce soit juste un effet d’annonce. Nous savons ici dans ce secteur les écoles en souffrance qui doivent bénéficier d’investissements importants et dans l’urgence.

Nous resterons vigilants et mobilisés avec l’ensemble de la communauté éducative, des parents d’élèves pour cette étude aboutissent à une véritable rénovation des écoles publiques à Marseille.

Depuis des décennies notre ville a abandonné ses écoles et donc ses enfants. Quelle est la place de l’enfant dans notre ville ? L’état de nos écoles est-il à la hauteur de la 2ème ville de France ?

Il faut que le bien-être des élèves marseillais devienne une priorité pour notre ville. Ils doivent apprendre dans de bonnes conditions dans des écoles propres, rénovés et modernes. Il faut du personnel municipal qualifié et en nombre suffisants. La mairie a trouvé de l’argent pour le PPP, elle doit en trouver pour assurer ses missions premières, assurer à nos enfants des bonnes conditions d’apprentissages ni dans le froid, ni avec les punaises de lits ou les rats, ni avec les toits qui s’effondrent.

Il n’est pas trop tard pour bien faire !