NON à la criminalisation des défenseurs des familles expulsées

NON à la criminalisation des défenseurs des familles expulsées

Jean-Marc Coppola

Conseiller municipal de Marseille

Jean-Marc Coppola

Depuis le lundi 16 septembre, Kevin VACHER, militant du collectif 5 novembre est en garde à vue au commissariat de Noailles. Des poursuites pénales sont envisagées pour des faits non prouvés qui lui sont reprochés lors d’une réunion à l’Office HLM de la ville de Marseille, Marseille Habitat. Trois autres militants étaient entendus, ce jour, par la police pour les mêmes faits.

Suite à plusieurs plaintes de salariés et de la direction de Marseille Habitat, ce qui leur est reproché est surtout d’avoir soutenu des familles sans papier délogées de la rue Curiol, 13001 Marseille, victimes de marchands de sommeil.

Il est clair que la Ville de Marseille cherche à intimider et ainsi détourner le sujet de l’Habitat Indigne vers la criminalisation d’actions collectives.

Ce sont des pratiques minables qui ne feront pas revivre les 8 morts de la rue d’Aubagne, pas plus que Zineb Rédouane, victime des tirs de la police alors qu’elle se trouvait tranquille dans son appartement, pas plus que cela ne résoudra la situation des familles expulsées, délogées ou vivant dans les 40 000 logements indignes de Marseille.

Je demande qu’une véritable enquête de police soit menée pour clarifier les faits et qualifier les responsabilités sur ce qu’il s’est passé réellement à Marseille Habitat.

Je demande que soit respectée la présomption d’innocence pour Kevin VACHER, trop rapidement mis au banc des accusés, et que soit suspendue toute poursuite à son égard.

Je demande que la justice soit aussi rapide pour identifier les responsabilités dans l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne le 5 novembre 2018 pour un procès efficace, un procès qui fasse renoncer aux multiples opportunistes de la misère de perdurer dans l’exploitation de l’habitat indigne.

A quelques semaines du premier anniversaire du drame de la rue d’Aubagne, la criminalisation des actions collectives, actions menées pour que la dignité revienne à Marseille, montre l’esprit revanchard d’une équipe municipale à la dérive qui s’enfonce toujours plus dans l’inhumanité.

 

Incendie à Maison Blanche

Incendie à Maison Blanche

Jean-Marc Coppola

Conseiller municipal de Marseille

Jean-Marc Coppola

Les habitants de Maison Blanche à Marseille viennent d’être victimes d’un incendie qui heureusement n’a pas fait de mort.
Je tiens à saluer les services de secours et particulièrement les marins-pompiers pour leur intervention rapide et efficace .
Un grand merci aux personnes, aux jeunes qui ont eu la présence d’esprit de secourir des familles avant l’arrivée des marins pompiers. Je veux apporter tout mon soutien, toute mon affection et ma solidarité aux habitants de ce quartier qui vivent une grande précarité.

L’urgence est de reloger dans des conditions dignes les personnes évacuées, en respectant leur désir de se rendre dans des hôtels ou des habitations qui respectent les besoins les plus élémentaires. Ainsi la solution gymnase proposée par la ville ne répond pas à ces besoins.

Le collectif des habitants de Maison Blanche avait alerté il y a quelques mois sur insalubrité de cette résidence et sur l’absence d’issues de secours en cas d’incendie.
Qu’attendent les pouvoirs publics pour agir en urgence ?

Une fois de plus, ce drame au lendemain de l’incendie de la rue Sainte et après que la tragédie de la rue d’Aubagne a mis en lumière l’habitat indigne à Marseille, il est urgent de se doter d’une politique municipale qui réponde aux urgences sociales et écologiques et supprime la précarité et les inégalités.

Un appel commun pour Marseille

Un appel commun pour Marseille

Un appel commun pour Marseille

Ceci est l’acte de naissance d’un mouvement sans précédent à Marseille.

Nous, habitant·es de Marseille, membres de collectifs citoyen·nes, élu·es, militant·es politiques, syndicaux et associatifs, actons par ce texte notre volonté de construire un rassemblement inédit.

Le changement à Marseille est devenu une nécessité absolue, pour donner à notre ville et ses habitant·es un autre avenir que celui d’être gouverné·es par un système qui ne profite qu’à quelques-uns.

Après des décennies de règne, les héritiers de ce système ont toujours la même vision pour Marseille : fabriquer une ville fracturée et inégalitaire, regarder ailleurs quand les Marseillais souffrent et meurent de politiques publiques qui les abandonnent, ne rien faire face à l’urgence sociale et écologique.

Nous refusons les compromis avec les héritiers de ce système, et avec les représentants de la majorité présidentielle. Il nous faut rompre avec les politiques inégalitaires, anti-écologiques et purement comptables menées par les gouvernements et les municipalités marseillaises successives. Cette rupture est le meilleur moyen de de combattre le projet et les idées de l’extrême droite.

La situation nous impose de passer aux actes. Car nous sommes certains que Marseille n’est pas condamnée. Ni au clientélisme ni à rester la capitale des retards dans tous les domaines.

Marseille peut retrouver la confiance et l’espoir. Marseille a tous les atouts pour faire tellement mieux.

Faisons confiance aux Marseillaises et Marseillais.

Depuis des années, une force citoyenne, vivante et populaire ne cesse de monter en puissance à Marseille, amplifiée par les événements du 5 novembre et leurs suites.

Les collectifs, associations et habitant·es multiplient les initiatives. Nombre d’entre eux privilégient une action sur le temps long, en contre-pouvoir, comme l’ont affirmé les États généraux de Marseille. Ce contre-pouvoir a vocation à s’exercer régulièrement avant, pendant et après les élections. Dans leur diversité, ces mobilisations démontrent une volonté de participer activement à la vie politique de la ville.

A cet engagement citoyen répond l’engagement de militant·es politiques et d’ élu·es qui défendent quotidiennement les conditions de vie des Marseillais. Ils sont déterminés à coconstruire un rassemblement inédit, pour conquérir la ville de Marseille et donner un avenir solidaire, démocratique et écologique à ses habitants, e développant dès maintenant de nouvelles formes de pouvoir citoyen.

Pour ne plus subir, nous devons réunir.
Pour réussir, nous devons coconstruire.

Soyons les porteurs d’espoir.

Ensemble, nous pouvons construire la Marseille de demain.

Une ville égalitaire, solidaire et accueillante, une ville qui protège ses biens communs, avec des services publics de qualité, gérés démocratiquement, accessibles à toutes et tous, une politique culturelle favorisant la création et la diffusion au plus grand nombre.
Une ville qui abolit tout clientélisme, une ville gérée en transparence, gouvernée avec ses 850 000 habitants.
Une ville écologique qui agit fermement, en se basant sur des constats scientifiques, contre le réchauffement climatique et les dégradations des environnements naturels, en répondant aux besoins vitaux (logement, école, déplacements, air, littoral, sols, alimentation, santé…).
Une ville où le développement économique profite à tou·tes.

Ensemble, ouvrons la voie de cette nouvelle espérance.

Rendons possible une alliance citoyenne et politique comme on n’en a encore jamais vu à
Marseille.

Ensemble, créons un mouvement unitaire pour les municipales de 2020 et au-delà, avec toutes les forces politiques, sociales, associatives, syndicales et économiques prêtes à s’engager sur des valeurs : transparence, solidarité, écologie, humanité, justice.

Nous nous engageons à coconstruire avec les Marseillaises et les Marseillais un projet pour faire de notre ville celle que son peuple mérite.

Dans cette Marseille-là, la vie sera plus juste et plus digne. Pour toutes et tous.

Ce projet sera porté par une force inédite, associant sur un pied d’égalité société civile et militants politiques.

Nous nous engageons à ouvrir une plateforme commune pour élaborer ce projet et sa méthode, jusqu’à la constitution d’une équipe.

Marseillaises, Marseillais, l’enjeu est historique. Marseille sera ce que nous en ferons, ensemble !

Acte de violence policière, le 1er mai 2019

Acte de violence policière, le 1er mai 2019

Jean-Marc Coppola

Conseiller municipal de Marseille

Jean-Marc Coppola

Suite à un incident survenu lors de la manifestation du 1er mai de la part d’un policier à l’encontre d’un journaliste de la Marseillaise, intervention de Jean-Marc Coppola dénonçant les faits, auprès de Monsieur Pierre DARTOUT, Préfet des Bouches-du-Rhône et Monsieur Olivier de MAZIERES, Préfet de Police.

Monsieur le Préfet,
Je viens par ce courrier vous interpeller, en ma qualité de Conseiller municipal de Marseille et
en tant que Président du Conseil de surveillance du journal La Marseillaise, au sujet de l’acte
de violence qu’a subi, le journaliste Amaury BAQUE, par un fonctionnaire de Police lors de la
manifestation du 1er mai 2019 à Marseille.
Alors que la manifestation se déroulait dans la sérénité, cet acte délibéré de la part d’un
fonctionnaire, censé agir pour la tranquillité et donner l’exemple, est incompréhensible, injustifié
et condamnable.
Jeter à terre le téléphone portable d’une personne est un acte volontaire de destruction d’un
bien d’autrui, et quand il s’agit d’un journaliste, puisque ce dernier avait décliné sa fonction,
c’est une entrave à la liberté de travail, d’information et de la presse qui est une atteinte
préjudiciable à la démocratie.
Ce climat délétère est préoccupant et n’est pas de nature à calmer les mobilisations citoyennes
dans notre pays et à Marseille pour exiger la justice sociale, la justice fiscale et la justice tout
simplement.
C’est pourquoi je vous demande, Monsieur le Préfet, que toute la lumière soit faite sur cet
agissement indigne, afin que l’Etat que vous représentez présente ses excuses et dédommage
le journaliste Amaury BAQUE et que vous preniez des dispositions pour qu’à l’avenir les forces
de l’ordre fassent preuve de discernement dans l’accomplissement de leurs missions.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations distinguées.

Appel au rassemblement pour Marseille

Appel au rassemblement pour Marseille

Marseille est belle et accueillante. Forte de son histoire, de ses quartiers, de ses habitants. Riche aussi de savoirs, de compétences et d’énergies.

Et pourtant les Marseillais.e.s sont nombreux à souffrir, parce que maltraité.e.s, contraint.e.s à vivre ou à survivre dans une ville en panne après vingt-quatre années de gestion libérale. Marseille est fracturée par les inégalités, abîmée et meurtrie par des logiques privées et affairistes.

Marseille c’est un quart de la population qui survit sous le seuil de pauvreté. 100.000 personnes vivant dans des logements indignes. Des écoles publiques indigentes entre rats et punaises, entre amiante et taux d’encadrement par les ATSEM le plus faible de France. Un chômage des jeunes grimpant jusqu’à 50% dans les quartiers les plus pauvres. 20 ans de retard dans les transports en commun qui demeurent le premier frein à l’emploi. La plupart des équipements publics inaccessible aux personnes à mobilité réduite. La culture comme vitrine avec 8 bibliothèques pour 16 arrondissements….

Marseille, on y meurt aussi, parce que pauvre, parce que le logement n’est pas un droit mais un business lucratif érigé en politique publique, parce que les trafics et la violence ont gangrené la vie des quartiers populaires depuis trop longtemps, parce que les inégalités et le recul de l’action publique ont abîmé le lien social.

Ces constats ne sont pas le fruit d’une quelconque lecture dogmatique de notre ville, ils sont notre ville et nous devons les regarder en face pour que cela cesse.

Mis face à leur bilan, le maire de Marseille et sa majorité s’enferment dans un indécent déni, crient au dénigrement par les médias, humilient l’opposition et continuent à mépriser la population, vantant sans nuance ni regret leurs politiques.

Vieux-Port, Mucem, Parc des Calanques, tourisme et croisiéristes, centres commerciaux, complexes immobiliers de luxe… il est vrai que Marseille a changé, mais pas au bénéfice de tous.tes les Marseillais.e.s.

Il est urgent de vivre dignement à Marseille, et c’est possible !

C’est pourquoi les communistes appellent l’ensemble des forces de gauche et de progrès à se rassembler et à mobiliser largement pour changer l’avenir de Marseille.

Les élections municipales de mars 2020 seront l’une des étapes essentielles de ce changement. L’engagement de toutes celles et ceux qui veulent rendre Marseille à ses habitant.es et construire une ville solidaire, écologique et citoyenne est désormais indispensable.

Nous avons la conviction que les forces de gauche, syndicales, associatives et citoyennes réunies peuvent gagner pour conduire Marseille vers le progrès social et partagé.

Sans hégémonie ni figure tutélaire, rassemblé.e.s et déterminé.e.s, dans le respect de notre diversité, nous avons la responsabilité de nous engager collectivement pour construire un projet qui parte des urgences, des revendications que nous portons inlassablement dans les mobilisations comme dans les institutions et qui remettent l’humain au cœur des enjeux et des décisions municipales.

Nous appelons toutes celles et ceux qui partagent cette ambition à se réunir au début du mois de juin afin de définir ensemble les contours et la méthode d’un projet rassembleur et progressiste pour Marseille.

Les premiers signataires :

Jérémy Bacchi, secrétaire départemental du Parti communiste français des Bouches-du-Rhône
Jean-Marc Coppola, Conseiller municipal à Marseille
Valérie Diamanti, Conseillère municipale de Marseille
Marion Honde, Conseillère d’Arrondissement
Marie-Françoise Palloix,Conseillère d’Arrondissement
Christian Pellicani, Conseiller d’Arrondissement
Marc Poggiale, Conseiller Communautaire Métropole / Adjoint au Maire 15/16

Ainsi que l’ensemble des secrétaires de sections du PCF de Marseille :
Maurice Attia
Frédérique Audibert
Henri Bascunana

Eugène Christo-Foroux

Joël Dutto
Audrey Garino

Mireille Huguet

Jacques Kupélian
Florian Le Pape
Nathalie Tessier