Déclaration de Jérémy Bacchi : Mc Do St Barthélémy

Déclaration de Jérémy Bacchi : Mc Do St Barthélémy

Jérémy Bacchi

Secrétaire départemental PCF 13

Au McDo St Barthélémy, à Marseille, le bras de fer continue. Malgré des revers judiciaires et surtout l’exceptionnelle détermination des salariés, la direction n’a pas abandonné son projet de liquider tout ou partie du restaurant des quartiers Nord et – surtout – de licencier une partie de l’équipe de gestion, en pointe dans la lutte pour pérenniser l’activité à Saint Barthélémy.
Comme très souvent en pareil cas, le patron prétexte des difficultés économiques et financières pour justifier ces licenciements. Dans un document révélé par La Marseillaise, Il évoque le mot magique de « restructuration », ce qui en langage patronal signifie pour l’essentiel coupe drastique dans les effectifs du personnel. Ainsi serait prévu le départ de sept salariés.

Cette course sans limite à la rentabilité au détriment du personnel, des clients et de tout un quartier, déjà paupérisé, est totalement contraire à l’intérêt général. Il est faux et mensonger d’affirmer que le McDo St Barthélémy est voué au déclin. C’est la direction qui consciemment l’organise pour son propre profit. A plusieurs reprises, les salariés et leurs représentants ont formulé des propositions positives pour redynamiser l’activité du restaurant et préserver l’emploi.

S’appuyer sur ces propositions est le choix du bons sens pour sortir enfin de ce trop long conflit imposé par la direction. Avec les communistes des Bouches-du-Rhône j’exige une fois encore que la direction abandonne ces projets destructeurs et entreprenne un dialogue constructif avec les salariés. La fédération PCF13 réaffirme son total soutien aux salariés et est prête à s’associer à toute initiative en faveur du maintien de McDo St Barthélémy et de l’emploi.

McDonald Adresse à Bruno Le Maire

McDonald Adresse à Bruno Le Maire

Adresse à Bruno Le Maire

M. le ministre Le Maire, organisez une table ronde

Monsieur le ministre, la situation à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône a atteint un tel degré de gravité que vous ne pouvez plus garder le silence.

Ce vendredi la justice a donné raison aux salariés du McDonald’s de Marseille Saint Barthélemy qui dénoncent depuis des semaines un projet de reprise plus que douteux. Bizarrement, les salariés des cinq autres établissements concernés par la procédure de cession : Marseille Blancarde, Marseille Grand littoral, Marignane Saint-Victoret, Vitrolles et Plan-de-Campagne ont fait les frais dès vendredi soir d’agressions brutales dignes des milices privées.

Nous demandons au préfet et au préfet de police, de mettre tout en œuvre pour garantir l’intégrité physique des salariés et le respect de leurs droits.

Ce qui semble relever de tentatives d’intimidation a échoué et les salariés des six restaurants sont solidairement en grève depuis ce week-end. Révoltés par les violences, ils dénoncent les entorses faites à la loi et revendiquent le maintien de l’activité, des emplois et des acquis sociaux de leur entreprise. Nous les soutenons sur l’intégralité de ces revendications légitimes.

Face à cette situation de blocage total, le groupe McDonald’s, multinationale tentaculaire dont le revenu annuel de 2017 dépasse les 19 milliards d’euros, joue le pourrissement en ne prenant aucune de ses responsabilités.

Depuis des semaines ces salariés demandent la tenue d’une table ronde pour réunir les différents acteurs du dossier avec pour objectif : le maintien de l’activité et de l’emploi. Dans un département sinistré par le chômage, cette exigence ne peut pas rester lettre morte

Nous vous demandons solennellement d’organiser, en urgence, cette table ronde dans laquelle l’État doit peser de tout son poids pour garantir une issue positive à ce conflit.

Jérémy Bacchi, secrétaire de la fédération PCF des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville, député de la 13e circonscription des Bouches-du-Rhône

Claude Jorda, président du groupe communiste et partenaires au conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Marc Poggiale, coordinateur des élus « Métropole à gauche »

Jean-Marc Coppola, conseiller municipal PCF de Marseille

Projet de cession des MacDonald’s de Marseille à la société Hali Food & Co

Projet de cession des MacDonald’s de Marseille à la société Hali Food & Co

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

Monsieur le Ministre,

Depuis de longues semaines, les salariés de l’enseigne MacDonald’s du quartier Saint-Barthélémy à Marseille sont fortement mobilisés contre le projet de transformation de leur établissement dans le cadre d’une reprise par la société Hali Food & Co. Ce projet qui intervient dans le cadre de la revente de six magasins franchisés de la ville est dénoncé par les salariés comme un « plan social » sans volet social, comme une fermeture annoncée sans reclassements. Pourquoi détacher cet établissement des cinq autres alors que justement ce lot de six pouvait permettre de trouver de bons équilibres.

L’Etat doit se préoccuper de la sincérité des transactions et de la viabilité des cessions.

La mobilisation est forte dans le personnel et bien au-delà. Les salariés n’entendent pas laisser faire cette opération qui scellerait le sort de leurs emplois et de cet établissement situé au cœur de quartiers populaires. Le projet en cours semble donc largement décrédibilisé et les conditions ne paraissent pas créées d’une réussite. De plus, MacDonald’s France ne saurait être dédouané de ses responsabilités.

Il est encore temps d’intervenir pour ouvrir la voie à un projet qui soit à la hauteur et qui sache s’appuyer sur les salariés. Il faut donc, comme ils le demandent, revenir à la table des négociations et ouvrir le dialogue.

Monsieur le ministre, je vous saurais gré d’intervenir afin que soit entendue la voix de la raison et que de nouvelles propositions puissent être discutées dans les meilleurs délais.

Communiqué de Jérémy Bacchi, McDo St Barthélemy

Communiqué de Jérémy Bacchi, McDo St Barthélemy

Jérémy Bacchi

Secrétaire départemental PCF 13

Les Mc Do de St Barthelemy ont été victimes d’agressions inqualifiables avant hier dimanche, alors qu’ils étaient sur leur lieu de travail par des hommes disant agir pour le futur repreneur.

Ces faits sont très graves. Je les ai dénoncé dans un communiqué le 6 août (à lire plus bas).

Mardi 7 août, 20h00, ces salariés que j’ai rencontré et que nous avons déjà soutenu dans leur lutte, comptent particulièrement sur nous pour être présents à leurs côtés sur le site du Mc Do 214 Chemin de Sainte-Marthe, Marseille (14e) afin de montrer que les intimidations n’ont aucun effet.

J’appelle à la mobilisation des communistes.

Je viens d’apprendre que les salariés en lutte du Mc Donald de St Barthelemy ont été victimes d’agressions inqualifiables hier dimanche 5 août dans la soirée.
Ces derniers luttent depuis plusieurs semaines maintenant pour mettre en échec le projet de cession de six Mc Donald, dont le leur, promis à un projet de reprise opaque. Ces salariés, par l’intermédiaire de leur avocat notamment, n’ont eu de cesse d’alerter sur le caractère « louche », pour ne pas dire plus, de l’offre de reprise.
Hier soir, des hommes disant agir pour le futur repreneur, ont fait irruption dans l’enceinte du Mc Donald, et ont violemment agressé 9 salariés (agression qui a entrainé des ITT). C’est avec la plus grande fermeté que je condamne cet acte de violence et apporte tout mon soutien aux salariés qui se battent pour défendre leurs emplois.
Ces pratiques d’un autre temps n’ont pas lieu d’être, à moins que l’affaire Benalla-Macron, n’ait donné des ailes à certains.
J’appelle les autorités à faire la lumière sur ces faits d’une grande gravité pour que soient punis les auteurs et les commanditaires.
Une chose est certaine, les communistes seront toujours du côté de ceux qui se battent pour l’emploi et l’avenir, contre leurs oppresseurs qui, lorsque leur violence économique est contestée, n’hésitent pas à recourir à la violence physique.