Un appel commun pour Marseille

Un appel commun pour Marseille

Un appel commun pour Marseille

Ceci est l’acte de naissance d’un mouvement sans précédent à Marseille.

Nous, habitant·es de Marseille, membres de collectifs citoyen·nes, élu·es, militant·es politiques, syndicaux et associatifs, actons par ce texte notre volonté de construire un rassemblement inédit.

Le changement à Marseille est devenu une nécessité absolue, pour donner à notre ville et ses habitant·es un autre avenir que celui d’être gouverné·es par un système qui ne profite qu’à quelques-uns.

Après des décennies de règne, les héritiers de ce système ont toujours la même vision pour Marseille : fabriquer une ville fracturée et inégalitaire, regarder ailleurs quand les Marseillais souffrent et meurent de politiques publiques qui les abandonnent, ne rien faire face à l’urgence sociale et écologique.

Nous refusons les compromis avec les héritiers de ce système, et avec les représentants de la majorité présidentielle. Il nous faut rompre avec les politiques inégalitaires, anti-écologiques et purement comptables menées par les gouvernements et les municipalités marseillaises successives. Cette rupture est le meilleur moyen de de combattre le projet et les idées de l’extrême droite.

La situation nous impose de passer aux actes. Car nous sommes certains que Marseille n’est pas condamnée. Ni au clientélisme ni à rester la capitale des retards dans tous les domaines.

Marseille peut retrouver la confiance et l’espoir. Marseille a tous les atouts pour faire tellement mieux.

Faisons confiance aux Marseillaises et Marseillais.

Depuis des années, une force citoyenne, vivante et populaire ne cesse de monter en puissance à Marseille, amplifiée par les événements du 5 novembre et leurs suites.

Les collectifs, associations et habitant·es multiplient les initiatives. Nombre d’entre eux privilégient une action sur le temps long, en contre-pouvoir, comme l’ont affirmé les États généraux de Marseille. Ce contre-pouvoir a vocation à s’exercer régulièrement avant, pendant et après les élections. Dans leur diversité, ces mobilisations démontrent une volonté de participer activement à la vie politique de la ville.

A cet engagement citoyen répond l’engagement de militant·es politiques et d’ élu·es qui défendent quotidiennement les conditions de vie des Marseillais. Ils sont déterminés à coconstruire un rassemblement inédit, pour conquérir la ville de Marseille et donner un avenir solidaire, démocratique et écologique à ses habitants, e développant dès maintenant de nouvelles formes de pouvoir citoyen.

Pour ne plus subir, nous devons réunir.
Pour réussir, nous devons coconstruire.

Soyons les porteurs d’espoir.

Ensemble, nous pouvons construire la Marseille de demain.

Une ville égalitaire, solidaire et accueillante, une ville qui protège ses biens communs, avec des services publics de qualité, gérés démocratiquement, accessibles à toutes et tous, une politique culturelle favorisant la création et la diffusion au plus grand nombre.
Une ville qui abolit tout clientélisme, une ville gérée en transparence, gouvernée avec ses 850 000 habitants.
Une ville écologique qui agit fermement, en se basant sur des constats scientifiques, contre le réchauffement climatique et les dégradations des environnements naturels, en répondant aux besoins vitaux (logement, école, déplacements, air, littoral, sols, alimentation, santé…).
Une ville où le développement économique profite à tou·tes.

Ensemble, ouvrons la voie de cette nouvelle espérance.

Rendons possible une alliance citoyenne et politique comme on n’en a encore jamais vu à
Marseille.

Ensemble, créons un mouvement unitaire pour les municipales de 2020 et au-delà, avec toutes les forces politiques, sociales, associatives, syndicales et économiques prêtes à s’engager sur des valeurs : transparence, solidarité, écologie, humanité, justice.

Nous nous engageons à coconstruire avec les Marseillaises et les Marseillais un projet pour faire de notre ville celle que son peuple mérite.

Dans cette Marseille-là, la vie sera plus juste et plus digne. Pour toutes et tous.

Ce projet sera porté par une force inédite, associant sur un pied d’égalité société civile et militants politiques.

Nous nous engageons à ouvrir une plateforme commune pour élaborer ce projet et sa méthode, jusqu’à la constitution d’une équipe.

Marseillaises, Marseillais, l’enjeu est historique. Marseille sera ce que nous en ferons, ensemble !

Appel au rassemblement pour Marseille

Appel au rassemblement pour Marseille

Marseille est belle et accueillante. Forte de son histoire, de ses quartiers, de ses habitants. Riche aussi de savoirs, de compétences et d’énergies.

Et pourtant les Marseillais.e.s sont nombreux à souffrir, parce que maltraité.e.s, contraint.e.s à vivre ou à survivre dans une ville en panne après vingt-quatre années de gestion libérale. Marseille est fracturée par les inégalités, abîmée et meurtrie par des logiques privées et affairistes.

Marseille c’est un quart de la population qui survit sous le seuil de pauvreté. 100.000 personnes vivant dans des logements indignes. Des écoles publiques indigentes entre rats et punaises, entre amiante et taux d’encadrement par les ATSEM le plus faible de France. Un chômage des jeunes grimpant jusqu’à 50% dans les quartiers les plus pauvres. 20 ans de retard dans les transports en commun qui demeurent le premier frein à l’emploi. La plupart des équipements publics inaccessible aux personnes à mobilité réduite. La culture comme vitrine avec 8 bibliothèques pour 16 arrondissements….

Marseille, on y meurt aussi, parce que pauvre, parce que le logement n’est pas un droit mais un business lucratif érigé en politique publique, parce que les trafics et la violence ont gangrené la vie des quartiers populaires depuis trop longtemps, parce que les inégalités et le recul de l’action publique ont abîmé le lien social.

Ces constats ne sont pas le fruit d’une quelconque lecture dogmatique de notre ville, ils sont notre ville et nous devons les regarder en face pour que cela cesse.

Mis face à leur bilan, le maire de Marseille et sa majorité s’enferment dans un indécent déni, crient au dénigrement par les médias, humilient l’opposition et continuent à mépriser la population, vantant sans nuance ni regret leurs politiques.

Vieux-Port, Mucem, Parc des Calanques, tourisme et croisiéristes, centres commerciaux, complexes immobiliers de luxe… il est vrai que Marseille a changé, mais pas au bénéfice de tous.tes les Marseillais.e.s.

Il est urgent de vivre dignement à Marseille, et c’est possible !

C’est pourquoi les communistes appellent l’ensemble des forces de gauche et de progrès à se rassembler et à mobiliser largement pour changer l’avenir de Marseille.

Les élections municipales de mars 2020 seront l’une des étapes essentielles de ce changement. L’engagement de toutes celles et ceux qui veulent rendre Marseille à ses habitant.es et construire une ville solidaire, écologique et citoyenne est désormais indispensable.

Nous avons la conviction que les forces de gauche, syndicales, associatives et citoyennes réunies peuvent gagner pour conduire Marseille vers le progrès social et partagé.

Sans hégémonie ni figure tutélaire, rassemblé.e.s et déterminé.e.s, dans le respect de notre diversité, nous avons la responsabilité de nous engager collectivement pour construire un projet qui parte des urgences, des revendications que nous portons inlassablement dans les mobilisations comme dans les institutions et qui remettent l’humain au cœur des enjeux et des décisions municipales.

Nous appelons toutes celles et ceux qui partagent cette ambition à se réunir au début du mois de juin afin de définir ensemble les contours et la méthode d’un projet rassembleur et progressiste pour Marseille.

Les premiers signataires :

Jérémy Bacchi, secrétaire départemental du Parti communiste français des Bouches-du-Rhône
Jean-Marc Coppola, Conseiller municipal à Marseille
Valérie Diamanti, Conseillère municipale de Marseille
Marion Honde, Conseillère d’Arrondissement
Marie-Françoise Palloix,Conseillère d’Arrondissement
Christian Pellicani, Conseiller d’Arrondissement
Marc Poggiale, Conseiller Communautaire Métropole / Adjoint au Maire 15/16

Ainsi que l’ensemble des secrétaires de sections du PCF de Marseille :
Maurice Attia
Frédérique Audibert
Henri Bascunana

Eugène Christo-Foroux

Joël Dutto
Audrey Garino

Mireille Huguet

Jacques Kupélian
Florian Le Pape
Nathalie Tessier

Rue d’Aubagne : déclaration de Marc Poggiale

Rue d’Aubagne : déclaration de Marc Poggiale

Après le temps d’émotion, de solidarité et de recueillement que nous devons aux victimes, à leurs proches et aux habitants de la rue d’Aubagne, nous soutenons l’urgence d’une enquête approfondie pour établir la chaine des responsabilités dans ce drame : celles du privé, propriétaires-bailleurs, syndics, assurances ; celles des autorités publiques, Ville de Marseille – Métropole, Marseille-Habitat, SOLEAM, services de l’Etat. Car, pour que ne se reproduise plus jamais un tel drame, il faut agir sur toutes les causes.

De ce point de vue, il est surprenant que le Ministre de l’Intérieur demande un audit sur le logement dégradé à Marseille, alors que les préfets successifs ont par deux fois rédigé un porté à connaissance complet sur le logement, les urgences, les besoins, dans le cadre du Programme Local de l’Habitat adopté par une majorité de la communauté urbaine en 2006, puis 2012.

Que disaient-ils ? Ils faisaient état d’un territoire se caractérisant par une déconnexion croissante entre les marchés immobiliers et les revenus des ménages ; d’un parc privé – y compris insalubre – remplissant une fonction sociale de fait très importante ; d’un taux moyen de logements sociaux (environ 18%) sans rapport avec la demande croissante d’une population éligible à 75% à l’accès au logement social.

Tout est déjà dit. Et en particulier le fait que des dizaines de milliers de personnes n’habiteraient pas en situation d’insalubrité et de danger potentiel, si l’offre de logements locatifs sociaux était suffisante et convenablement répartie sur tous les arrondissements de Marseille. Ce n’est absolument pas le cas et ce n’est pas ce que vise la majorité municipale et métropolitaine de Jean-Claude GAUDIN.

C’est donc tout le Programme Local de l’Habitat qu’il faut refonder.

Par ailleurs, si la ville et la métropole se sont dotées d’un outil et d’un périmètre d’aménagement au travers de la SOLEAM, force est de constater que le bien vivre de tous les habitants de ce périmètre n’est pas du tout sa préoccupation première. Il est impératif de réorienter les priorités d’intervention de la SOLEAM par la lutte contre l’habitat indigne et la spéculation foncière.

Enfin, s’il faut revoir les procédures d’interventions pour les rendre plus réactives, il n’en existe pas moins des moyens d’actions directes au service de la ville et de la métropole comme la mise en place d’un permis à louer. Nous demandons son inscription à l’ordre du jour de la prochaine session des conseils municipal et de la métropole.

 

Marc Poggiale Conseiller Métropolitain de Marseille