Sélectionner une page

21 Décembre

Youri Gagarine

9 mars 1934 – 27 mars 1968 – Nommé le 21 décembre 1963 colonel ans l’Armée de l’air soviétique

 Le 21 avril 1961, l’inimaginable se produisit, la science-fiction devin réalité. L’URSS a réussi à envoyer un homme dans l’espace : Youri Gagarine, fait majeur dans l’histoire de l’humanité.

Un enfant qui réalisa son rêve et qui alla bien au-delà

Le jeune natif de Klouchino, modeste fils d’un charpentier et d’une laitière était loin de se douter à sa naissance le 9 mars 1934, de sa merveilleuse destinée. Lors de la Seconde Guerre mondiale, le jeune garçon, alors âgé d’une dizaine d’années trouve sa passion dans l’aviation et va rêver d’une carrière de pilote. Pour le réaliser, il va entrer dans une académie publique, mais en 1955, il décide de venir à l’académie militaire qui va le propulser dans la prestigieuse école militaire de pilotage Vorochilov d’Orenburg. En 1959, le programme spatial soviétique procède aux sélections de cosmonautes et le jeune pilote, mesurant 1 mètre 58 passera les épreuves physiques et intellectuelles avec brio et sera distingué pour sa grande perception de l’environnement. Il sera sélectionné à l’épreuve finale grâce notamment à son origine humble qui fait de lui le parfait exemple de « l’idéal de l’égalité soviétique ».

La mission Vostok 1

Le lancement se fait depuis le cosmodrome de Baïkanour après de nombreux essais inhabités, mais le risque reste élevé, car parmi les seize dernières fusées lancées – ancêtre des fusées Soyouz, seulement huit ont réussi à prendre le départ. À 9 h et 7 min, Vostok 1 prend le départ et l’équipe soviétique est alors en exaltation, tout comme le pouls de l’astronaute qui passe à 157 battements par minutes. Le premier homme dans l’espace va passer exactement 1 heure et 48 minutes en orbite autour de la planète bleue. Pendant ces instants qui resteront à jamais gravés dans sa mémoire, le cosmonaute aura le temps de comprendre qu’il peut faire les activités normales qu’il fait sur Terre, manger, boire et parler. Il n’a pas l’occasion de prendre les commandes manuelles du vaisseau, car la mission s’est déroulée sans aucun souci technique sauf lors de l’atterrissage, mais le héros s’en sortira comme toujours grâce à son sang-froid.

 

1967 – Gagarine en visite à Port de Bouc et Martigues