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11 Décembre

Marie-Claude Vaillant-Couturier

3 novembre 1912 11 décembre 1996, née Marie-Claude Vogel

Résistante et femme politique française. Elle fut l’épouse de Paul Vaillant-Couturier puis de Pierre Villon.

Elle entre en 1938 sur recommandation du Bureau Politique au service photo de l’Humanité ; elle en prend ensuite la responsabilité, et côtoie alors Gabriel Péri et Georges Cogniot. Attachée à l’équipe de Vu, photographe, mais aussi germaniste, elle est désignée pour participer, avec d’autres, à une enquête en Allemagne sur la montée du national-socialisme.

C’est lors de ce voyage en 1933, deux mois après l’accession d’Hitler au pouvoir, qu’elle réalise clandestinement les clichés des camps d’Oranienburg et de Dachau, publiés à son retour en France. Elle effectue également pour Regards quelques reportages, notamment sur les Brigades internationales.
Elle s’engage dans la Résistance et participe à des publications clandestines Cette activité résistante lui vaut d’être arrêtée dans une souricière par la police de Pétain le 9 février 1942, elle est déportée à Auschwitz-Birkenau via le camp d’internement de Compiègne par le convoi du 24 janvier 1943, dit convoi des « 31 000 ».

Elle reste dix-huit mois à Auschwitz, où elle est témoin oculaire du génocide des Juifs et des Tsiganes et participe au comité clandestin international de résistance du camp. Puis elle est transférée au camp de concentration de Ravensbrück au mois d’août 1944 : tout d’abord affectée à des travaux de terrassement, elle est mutée au Revier (infirmerie du camp) en raison de sa connaissance de la langue allemande. Elle est témoin de l’accusation au procès de Nuremberg en 1946.

Siégeant à l’Assemblée consultative provisoire, elle est élue aux deux Assemblées constituantes en 1945 et 1946, comptant parmi les premières femmes députées. Elle est députée PCF de la Seine de 1946 à 1958 et de 1963 à 1967, puis du Val-de-Marne jusqu’en 1973. Elle exerce à deux reprises (1956-1958 et 1967-1968) la fonction de vice-présidente de l’Assemblée nationale, dont elle devient vice-présidente honoraire.

En 1946, elle est élue secrétaire générale de la Fédération démocratique internationale des femmes et, en 1979, vice-présidente de l’Union des femmes françaises (devenue Femmes Solidaires). Elle dépose notamment des projets de lois pour l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes. Elle milite également au Mouvement de la paix.