Réforme constitutionnelle et affaire Benalla : les dernières interventions de Pierre Dharréville

20/07/18 | Élu·e·s, Parlementaires

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

L’affaire Benalla éclate alors que l’Assemblée nationale examine le projet de réforme constitutionnelle. Pierre Dharréville et les députés communistes réclament que soit rendu et accru le pouvoir aux citoyennes et citoyens pour protéger l’intérêt général face au pouvoir exorbitant d’une minorité. C’est, en substance, ce qu’il a exprimé lors de son intervention sur l’article 2 pendant la 2ème séance du mercredi 18 juillet.
 
Dans un communiqué, il a également réagi à cette affaire en rappelant que les députés communistes ont déposé le 4 mai une proposition de résolution visant à créer une commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur événements survenus lors du défilé du 1er mai. (voir la Pion 905 sur le site de l’Assemblée nationale). Depuis hier, les députés communistes exhortent le gouvernement à rendre des comptes et le Président le l’Assemblée nationale à faire droit à leur demande de commission d’enquête parlementaire. Ce qui n’est, à ce jour, pas le choix du Président qui a décidé de confier cette enquête à la commission des lois.
Pour rappel, Pierre Dharréville avait interrogé le gouvernement sur l’emploi des forces de l’ordre lors du défilé du 1er mai par une question écrite le 29 mai dernier (voir la QE n°8734 sur le site de l’Assemblée nationale), toujours dans l’attente d’une réponse.

Ces dernières heures, le journal « Le monde » a révélé les agissements d’un proche collaborateur du Président de la République, qui a violenté un manifestant lors de la manifestation du 1er mai. Les vidéos sont insupportables et édifiantes. La presse a également révélé que des sanctions sans rapport avec la gravité des faits ont été prises par l’Elysée. Au lieu de dénoncer ces faits, comme l’exige de tout responsable public selon l’article 40 du Code pénal., le gouvernement a tenté d’étouffer l’affaire. Ces évènements sont graves et jettent une lumière inquiétante sur une certaine pratique du pouvoir. Ils interviennent au coeur du débat sur la réforme parlementaire, réforme qui vient attenter à l’équilibre et à la séparation des pouvoirs au profit du Président de la République. Ces faits ne sont pas anodins. Ils font penser à des manipulations et à pratiques de barbouzes. Ils ressemblent à une affaire d’Etat. Ils appellent des explications, des actes et des clarifications urgentes. Depuis cet après-midi, avec le groupe GDR à l’Assemblée Nationale, je n’ai de cesse de demander  des comptes au gouvernement sur de tels actes. Avec mes collègues communistes, à l’initiative de Stéphane Peu, j’avais déposé dès le 4 mai dernier une résolution visant à créer une commission d’enquête sur les événements survenus le 1er mai dernier. Il y a urgence à ce qu’elle soit mise en place.