Cotisations sociales : communiqué de Pierre Dharréville

11/09/18 | Élu·e·s, Parlementaires

Pierre Dharréville

Député de la 13ème Ciconscription des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville

Les dernières orientations que le gouvernement a laissé filtrer dans la presse confirment les vives critiques que j’avais émises lors du premier acte de la casse de la sécurité sociale l’année dernière. En effet, l’exécutif aurait décidé de ne plus compenser les exonérations de cotisations sociales.

Première mauvaise nouvelle : il y aura de nouvelles mesures d’exonération de cotisations sociales (mesures dont l’efficacité n’a jamais été prouvée) qui viennent porter atteinte à l’autonomie de la sécurité sociale.
Deuxième mauvaise nouvelle : ces exonérations viendront en direct amputer le budget de la sécurité sociale, ainsi privée de moyens indispensables et condamnée à gérer une enveloppe insuffisante décidée hors du système paritaire.
L’État a des devoirs à l’égard de la sécurité sociale. Le prétendu retour à l’équilibre des comptes a un prix : plutôt que d’aller chercher les recettes nécessaires, on l’a fait reposer sur les assurés sociaux. Les coupes claires dans les remboursements, dans le financement des hôpitaux, les manques dans le financement de l’autonomie, les attaques contre le niveau des versements et en particulier contre les pensions de retraites ou les insuffisances des indemnités pour maladies professionnelles et accidents du travail…

L’année dernière, les cotisations salariales ont déjà été supprimées pour être remplacées par l’impôt à travers la CSG. Le gouvernement veut désormais se servir directement dans la caisse.
L’objectif est clair : continuer de briser notre système de protection sociale basé sur les droits pour en faire une caisse de secours gérée par l’État, dans la confusion des budgets. La part des richesses consacrées à la protection sociale doit être protégée des velléités de main basse de la part de gouvernements qui voudraient y trouver des ressources pour financer de nouveaux cadeaux aux grands propriétaires. Elle doit être sanctuarisée : les moyens existent d’une sécurité sociale forte.

Ne laissons pas piller la sécurité sociale.